Carbone et tôle froissée

À partir des données de l’« Enquête nationale transports et déplacements », réalisée en 2007-2008, il s’agit ici de développer les analyses que faisait Luc Boltanski de la concurrence sur la route dans les années 1970. Si, pour ce dernier, la concurrence portait principalement sur les manières de c...

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書誌詳細
第一著者: Demoli, Yoann
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2015
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:À partir des données de l’« Enquête nationale transports et déplacements », réalisée en 2007-2008, il s’agit ici de développer les analyses que faisait Luc Boltanski de la concurrence sur la route dans les années 1970. Si, pour ce dernier, la concurrence portait principalement sur les manières de conduire et les caractéristiques des véhicules, trente ans plus tard, dans un contexte où les coûts externes de l’automobile sont largement mis en avant, la concurrence se joue aussi dans le rapport à la sécurité et à la pollution atmosphérique. L’objectif est d’exhiber les structures sociales de la sécurité routière et de la soutenabilité environnementale des modèles automobiles, en postulant que des styles de vie relativement homogènes différencieraient les choix entre des modèles automobiles très inégalement dangereux et polluants. L’automobile permet ainsi de saisir les logiques sociales d’un double rapport au risque, le risque routier et le risque environnemental, logiques qui s’écartent des analyses traditionnelles de la littérature en la matière ; faiblement contributrices de la pollution, les catégories populaires sont toutefois largement soumises au risque routier, du fait notamment du faible pouvoir protecteur de leur véhicule. À l’inverse, les catégories les plus favorisées contribuent fortement au risque routier et au risque environnemental, alors même qu’elles disposent d’un équipement automobile de qualité.