Les évolutions de l'homogamie de diplôme, de classe et d'origine sociales en France (1969-2011) : ouverture d'ensemble, repli des élites

En dépit de l’intérêt de l’homogamie pour l’étude de la structure sociale, les rares études portant sur l’évolution de ce phénomène social en France présentent des faiblesses non négligeables. Cet article vise à combler ce déficit par l’étude de l’évolution de l’homogamie de diplôme, de classe et d’...

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Hlavní autor: Bouchet-Valat, Milan
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2014
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On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:En dépit de l’intérêt de l’homogamie pour l’étude de la structure sociale, les rares études portant sur l’évolution de ce phénomène social en France présentent des faiblesses non négligeables. Cet article vise à combler ce déficit par l’étude de l’évolution de l’homogamie de diplôme, de classe et d’origine sociales (suivant la classification Erikson-Goldthorpe-Portocarero) au sein des couples cohabitants, à partir des enquêtes « Emploi » conduites par l’INSEE entre 1969 et 2011. L’homogamie a nettement diminué en termes absolus selon les trois composantes étudiées, et au-delà de ce que l’évolution structurelle de la population aurait dû impliquer. En outre, l’endogamie s’est affaiblie pour la quasi-totalité des groupes, comme l’importance des dimensions de l’espace social dans le choix du conjoint ; en particulier, la spécificité des non-diplômés, des indépendants et du monde agricole a très nettement diminué. Seule l’endogamie des diplômés des grandes écoles s’est renforcée. Ces résultats sont rapportés aux évolutions de la conscience de classe, de la ségrégation sociospatiale et des inégalités économiques.