La perception des liens travail/santé

La perception des relations entre travail et santé est approchée à partir de deux types de sources, quantitative – l’enquête Sumer – et qualitative – une enquête localisée auprès de soignantes hospitalières et de salariés masculins de la sous-traitance dans l’industrie lourde. Trois grands modèles...

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Auteurs principaux: Bouffartigue, Paul, Pendariès, Jean-René, Bouteiller, Jacques
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2010
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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description La perception des relations entre travail et santé est approchée à partir de deux types de sources, quantitative – l’enquête Sumer – et qualitative – une enquête localisée auprès de soignantes hospitalières et de salariés masculins de la sous-traitance dans l’industrie lourde. Trois grands modèles d’analyse des relations travail/santé sont identifiés : le travail comme facteur délétère mais méconnu, naturalisé ou dénié ; le travail comme opérateur de santé ; le travail comme facteur de sélection par la santé. Ils sont mis à l’épreuve des données produites par ces deux types de sources. Il apparaît indispensable non seulement de combiner ces trois modèles d’analyse, mais de les compléter par une meilleure prise en compte de la diversité des significations sociales et subjectives des notions de « travail » et de « santé », et d’élargir les modèles d’analyse de leurs connexions, objectives comme subjectives. Le genre, notamment, définit de manière distincte le sens et la place du travail professionnel dans la vie. Les résultats invitent également à mieux prendre en compte le travail non seulement comme activité concrète, mais aussi comme statut social et économique, et comme activité dont le sens et l’évaluation ne sont dissociables ni des contraintes et arbitrages de la vie quotidienne, ni des parcours sociaux, qui sont associés au rapport subjectif à l’existence et donc à la santé elle-même : pouvoir d’agir, sentiment de réussite sociale.
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Il apparaît indispensable non seulement de combiner ces trois modèles d’analyse, mais de les compléter par une meilleure prise en compte de la diversité des significations sociales et subjectives des notions de « travail » et de « santé », et d’élargir les modèles d’analyse de leurs connexions, objectives comme subjectives. Le genre, notamment, définit de manière distincte le sens et la place du travail professionnel dans la vie. Les résultats invitent également à mieux prendre en compte le travail non seulement comme activité concrète, mais aussi comme statut social et économique, et comme activité dont le sens et l’évaluation ne sont dissociables ni des contraintes et arbitrages de la vie quotidienne, ni des parcours sociaux, qui sont associés au rapport subjectif à l’existence et donc à la santé elle-même : pouvoir d’agir, sentiment de réussite sociale. French perceptions of the link between work and health : the role of gender and occupational norms. French perceptions of relations between work and health may be approached by way of two types of sources, quantitative – the Sumer survey – and qualitative : a local survey of hospital caregivers and subcontracted male workers in heavy industry. Three major analytic models of relations between work and health are identified : work as a naturalized, unrecognized or denied factor in health damage or deterioration ; work as health « operator » ; and work as a factor of selection by health. Data generated by the two source types are used to test the three models. The conclusion is not only that those models must be combined but also that they must be supplemented by taking into account more attentively the diverse social and subjective meanings of the notions « work » and « health » and enriched with the objective and subjective connections among them. Gender, for example, distinctly defines the meaning and place of occupational work in people’s lives. The results also suggest the relevance of considering work not only as an activity but a social and economic status, and an activity whose meaning and value for respondents cannot be dissociated from the constraints and choices of everyday life or the social trajectories associated with subjective views of existence and thus with health itself ; i.e., whether and to what degree one feels able to act, whether and to what degree one feels one has succeeded or is succeeding socially. La percepción de los lazos trabajo/salud. El papel de las normas de género y de la profesión. La percepción de las relaciones entre el trabajo y la salud es enfocada a partir de dos tipos de fuente : cuantitativa – la encuesta Sumer – y cualitativa – una encuesta localizada en comparación con los enfermeros y los sub-tratantes asalariados masculinos de la industria pesada. Se han identificado tres grandes modelos de análisis en las relaciones trabajo/salud, así ; el trabajo como factor deletéreo, pero desconocido, naturalizado o negado ; el trabajo como creador de salud, y el trabajo como factor de selección para la salud. Se han puesto a prueba los datos producidos por esos dos tipos de fuentes. Al parecer es indispensable no solamente combinar estos tres modelos de análisis si no también complementarlos para tener una mejor comprensión de la diversidad de las significaciones sociales y subjetivas de las nociones de « trabajo » y de « salud » y extender los modelos de análisis de sus enlaces tanto objetivas como subjetivas. El género, netamente define de una manera distinta el sentido y el espacio de trabajo profesional en la vida. Igualmente los resultados invitan a mejor comprender al trabajo, no solamente como actividad si no como un estatuto social y económico, y como una actividad en la cual el sentido y la evaluación no son disociados ni de las obligaciones y compromisos de la vida, ni de las actividades sociales que están asociados al resultado subjetivo de la existencia y en consecuencia a la salud en sí misma : poder reaccionar, sentimiento de éxito profesional. Die Wahrnehmung der Beziehungen zwischen Arbeit und Gesundheit. Die Rolle der Gender- und Berufsnormen. Die Wahrnehmung der Beziehungen zwischen Arbeit und Gesundheit wird anhand von zwei Quellentypen untersucht, die quantitative – die Sumer Untersuchung – und die qualitative – eine Umfrage bei Pflegepersonal in Krankhäusern und männlichen Berufstätigen in Subunternehmen der Schwerindustrie. Es werden drei große Analysemodelle der Beziehung zwischen Arbeit und Gesundheit identifiziert : die Arbeit als schädlicher aber verkannter Faktor, angeeignet oder verleugnet, die Arbeit als Gesundheit fördernder Faktor, die Arbeit als Auswahlfaktor durch die Gesundheit. Sie werden mit den aus diesen beiden Quellentypen hervorgegangenen Daten geprüft. Es scheint nicht nur notwendig, diese drei Analysemodelle miteinander zu verbinden, sondern sie auch zu vervollständigen durch eine bessere Berücksichtigung der Unterschiedlichkeit der sozialen und subjektiven Bedeutungen der Begriffe von « Arbeit » und « Gesundheit » und schließlich die Analysemodelle von ihren sowohl objektiven als auch subjektiven Verbindungen zu befreien. Das Gender definiert besonders und deutlich den Sinn und den Platz der beruflichen Arbeit im Leben. Die Ergebnisse erlauben zudem, die Arbeit nicht nur als Aktivität, sondern als sozialen und wirtschaftlichen Status zu berücksichtigen ; und als Aktivität, deren Sinn und Bewertung untrennbar sind, sowohl von Zwängen und Entscheidungen des täglichen Lebens, als auch von den sozialen Lebensläufen, die in Verbindung gebracht werden mit der subjektiven Beziehung zur Existenz und somit zur Gesundheit schlechthin : Befähigung zur Handlung, Gefühl des sozialen Erfolgs.Cairn free access