Négociation et régulation intermédiaire : le cas du mandatement syndical

Avec cet article, nous voudrions revenir sur la négociation collective et sur un aspect qui a été peu abordé par la recherche sociologique. La question du mandatement syndical, inventé en 1995, a constitué une innovation de la négociation collective qui mérite une interrogation spécifique. La désig...

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Auteur principal: Thoemmes, Jens
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2009
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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description Avec cet article, nous voudrions revenir sur la négociation collective et sur un aspect qui a été peu abordé par la recherche sociologique. La question du mandatement syndical, inventé en 1995, a constitué une innovation de la négociation collective qui mérite une interrogation spécifique. La désignation d’un salarié d’une entreprise habilité à négocier un accord avec l’employeur met en cause le privilège des délégués syndicaux, qui en principe ont le monopole de la négociation. D’une part, cette pratique a conduit à la conclusion massive d’accords dans le cadre des 35 heures. D’autre part, cette procédure s’écarte des règles et des régulations mises en œuvre par la négociation « traditionnelle » des accords d’entreprise. L’objectif de ce texte est de montrer en quoi le mandatement est innovant et original : il produit des accords qui ne peuvent pas être considérés comme des « accords au rabais ». Au contraire, nous indiquerons les raisons pour lesquelles bon nombre de ces accords produisent des conditions de travail plus favorables que les accords classiques. En recourant à la théorie de la régulation sociale, nous proposons d’exposer les résultats d’une recherche empirique combinant une approche quantitative et qualitative. L’analyse de 1 232 accords d’entreprise conclus dans le cadre des 35 heures sera complétée par une série d’entretiens avec des organisations d’employeurs et des organisations syndicales.
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D’autre part, cette procédure s’écarte des règles et des régulations mises en œuvre par la négociation « traditionnelle » des accords d’entreprise. L’objectif de ce texte est de montrer en quoi le mandatement est innovant et original : il produit des accords qui ne peuvent pas être considérés comme des « accords au rabais ». Au contraire, nous indiquerons les raisons pour lesquelles bon nombre de ces accords produisent des conditions de travail plus favorables que les accords classiques. En recourant à la théorie de la régulation sociale, nous proposons d’exposer les résultats d’une recherche empirique combinant une approche quantitative et qualitative. L’analyse de 1 232 accords d’entreprise conclus dans le cadre des 35 heures sera complétée par une série d’entretiens avec des organisations d’employeurs et des organisations syndicales. Collective bargaining and intermediary regulation in France : the case of mandating employee representatives. Focus is on an aspect of collective bargaining that has received relatively little attention in sociological research : the mandating of employee representatives, an innovative bargaining practice invented in 1995. Designating and accrediting a company employee to negotiate an accord with the employer calls into question union delegate privileges since in principle union delegates have a bargaining monopoly. In France, the employee mandating practice resulted in a massive number of labor accords being reached in connection with the country’s 35-hour work-week law. However, the practice does not comply with the rules and regulations for « traditional » negotiation of company labor accords. What is innovative and original in the practice of mandating employee representatives is that it produces accords that cannot be called « sell-outs » ; the article shows how many of these accords have produced more favorable working conditions than classic accords. Making use of social regulation theory, it presents the results of a combined quantitative-qualitative empirical study : analysis of 1 232 company-specific labor accords reached in the framework of the French 35-hour work-week law is enriched by a series of interviews with representatives of employer and union organizations. Negociación y regulación intermediaria : el caso de la orden de pago sindical. Con este artículo quisiéramos regresar a la negociación colectiva y sobre un aspecto que ha sido apenas tratado por la investigación sociológica. El tema de la orden de pago sindical inventada en 1995, ha constituido una innovación en la negociación colectiva que merece un examen específico. La designación de un asalariado empresarial habilitado a negociar un acuerdo con su empresario pone en causa el privilegio de los delegados sindicales, que en principio tienen el monopolio de la negociación. Esta práctica por una parte a llevado a una conclusión masiva de acuerdos dentro del marco de las 35 horas y por otra, est procedimiento se separa de las reglas y de las regulaciones establecidas por la negociación « tradicional » de los acuerdos de la empresa. El objetivo de este texto es mostrar de que manera la orden de pago es innovadora y original : produciendo acuerdos que no pueden ser considerados como « acuerdos en rebaja ». Al contrario, indicaremos las razones por las cuales un gran número de esos acuerdos producen condiciones de trabajo mas favorables que los clásicos acuerdos. Recurriendo a la teoría de la regulación social combinando un enfoque cualitativo y cuantitativo nos proponemos exponer los resultados de una investigación empírica. El análisis de 1 232 acuerdos empresariales concluidos en el marco de las 35 horas será completado por una serie de entrevistas con las organizaciones de los empresarios y las organizaciones sindicales. Verhandlung und Regulierung durch Zwischenstellen : der Fall der Beauftragung durch Gewerkschaften. Mit diesem Aufsatz möchten wir auf die kollektive Verhandlung und auf einen Aspekt zurückkommen, der von der soziologischen Forschung nur wenig behandelt wurde. Die Frage der 1995 eingeführten gewerkschaftlichen Beauftragung war eine Neuheit in der kollektiven Verhandlung und verdient eine besondere Behandlung. Die Beauftragung eines Angestellten eines Unternehmens zur Verhandlung einer Vereinbarung mit dem Arbeitsgeber stellt das Privileg der Gewerkschaftsabgeordneten in Frage, die grundsätzlich das Monopol dieser Verhandlungen haben. Einerseits führte diese Praxis zum Abschluß zahlreichen Vereinbarungen im Rahmen des Gesetzes über die 35-Stunden-Woche. Andererseits weicht dieses Verfahren von den Regeln und Regulierungen ab, die innerhalb der « traditionellen » Verhandlungen von Betriebsvereinbarungen vorliegen. Zweck diese Texts ist zu zeigen, worin die gewerkschaftliche Beauftragung neu und original ist : sie führt zu Vereinbarungen, die nicht als « Billigvereinbarungen » betrachtet werden können. Wir werden im Gegenteil erklären, warum eine große Zahl dieser Vereinbarungen zur günstigeren Arbeitsbedingungen führt als die klassischen Abstimmungen. Unter Hinzuziehung der Theorie der sozialen Regulierung möchten wir die Ergebnisse einer empirischen Untersuchung vorlegen, in der quantitative und qualitative Annäherung kombiniert wird. Die Analyse von 1 232 Betriebsvereinbarungen im Rahmen des Gesetzes über die 35-Stunden-Woche wird vervollständigt durch eine Reihe von Unterredungen mit Arbeitsgebern – und Gewerkschaftsorganisationen.Cairn free access