L'ethos professionnel des mathématiciens

Pour situer l’analyse de l’ethos professionnel des mathématiciens proposée dans cet article, qui prend le contre-pied de la position relativiste du constructivisme social, nous commençons par montrer les apports et les limites de différentes approches sociologiques des mathématiques comme pratique s...

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Autor principal: Zarca, Bernard
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2009
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RFS_502_0351RFS1Revue française de sociologie https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-sociologie-1-2009-2-page-351?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfs.502.0351 L'ethos professionnel des mathématiciens Zarca, Bernard2009 fre Revue française de sociologie | 50 | 2 | 2009-07-09 | p. 351-384 | 0035-2969 RFS_50289 Pour situer l’analyse de l’ethos professionnel des mathématiciens proposée dans cet article, qui prend le contre-pied de la position relativiste du constructivisme social, nous commençons par montrer les apports et les limites de différentes approches sociologiques des mathématiques comme pratique scientifique spécifique. Il apparaît ensuite que, tout en dépendant d’autres facteurs, cet ethos se différencie, sur ses dimensions esthétique et sociale bien plus que sur sa dimension épistémique, selon que les agents se rattachent à l’un ou à l’autre pôle de l’opposition partiellement institutionnalisée entre mathématiques pures et mathématiques appliquées. Un trait saillant de cet ethos est le très fort élitisme. L’analyse s’appuie principalement sur les données recueillies par voie d’enquête extensive sur l’Internet, en 2002-2003, auprès de mathématiciens et de scientifiques dits connexes (mécaniciens, physiciens théoriciens, informaticiens et didacticiens des mathématiques) travaillant en France, à l’université ou dans des laboratoires publics de recherche. Il a été vérifié que l’échantillon des mathématiciens ayant répondu à l’enquête pouvait être considéré comme représentatif de la population visée. The professional ethos of mathematicians. The approach used in this analysis of mathematicians’ professional ethos runs counter to the relativist one of social constructivism. I begin by showing the contributions and limitations of various sociological approaches to studying mathematics as a specific scientific practice. It then becomes clear that while the ethos depends on other factors as well, it differs – in its esthetic and social dimensions much more than its epistemic one – by whether agents are attached to one or another pole of the partially institutionalized opposition in France between pure and applied mathematics. A salient trait of this ethos is its heavy elitism. The analysis is based primarily on data from an extensive Internet survey I conducted in 2002-2003 of mathematicians and related science professionals (mechanics scientists, theoretical physicists, computer scientists and mathematics educators) working in France either in universities or public research laboratories. The representativeness of the sample of mathematicians who answered the questionnaire was checked and confirmed.Cairn free access
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