Le travail pénitentiaire : sens et articulation des temps vécus des travailleurs incarcérés

Dans une perspective de sociologie du travail sont analysées les incidences sociales (pratiques et symboliques) de l’exercice d’une activité de travail sur le rapport au temps des personnes détenues. À l’unité du lieu clos, Donald Clemmer et Erving Goffman (deux auteurs classiques de sociologie d...

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Auteur principal: Guilbaud, Fabrice
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2009
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Dans une perspective de sociologie du travail sont analysées les incidences sociales (pratiques et symboliques) de l’exercice d’une activité de travail sur le rapport au temps des personnes détenues. À l’unité du lieu clos, Donald Clemmer et Erving Goffman (deux auteurs classiques de sociologie de la prison) font correspondre une unité de temps. À l’encontre de ces approches et à partir d’une enquête de terrain menée dans cinq prisons françaises, il apparaît que le clivage vie privée/vie professionnelle (caractéristique du travail salarié) se retrouve aussi chez les travailleurs incarcérés. Le travail contribue à la sécurité de la prison. Pour les détenus, il est une ressource forte de réappropriation spatiale et temporelle dans un contexte de privation de liberté. Le travail pénitentiaire est analysé comme une instance de socialisation dans un continuum des vies de travail passées des détenus.