Des poissons et des mares : l'analyse de réseaux multi-niveaux
Cet article propose une approche néo-structurale de la dimension multi-niveaux de la vie organisationnelle et sociale. L’approche explorée s’appuie sur une étude de réseaux multiniveaux observant deux systèmes d’interdépendances superposés et partiellement emboîtés, l’un inter-organisationnel et l...
Zapisane w:
| Główni autorzy: | , , , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2007
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Cet article propose une approche néo-structurale de la dimension multi-niveaux de la vie
organisationnelle et sociale. L’approche explorée s’appuie sur une étude de réseaux multiniveaux observant deux systèmes d’interdépendances superposés et partiellement emboîtés,
l’un inter-organisationnel et l’autre inter-individuel. Nous proposons un mode d’articulation
de ces niveaux, la méthode du linked design structural. Cette méthode consiste à examiner
séparément des réseaux complets de niveaux différents, puis à les articuler grâce à des informations systématiques sur l’appartenance de chaque individu du premier réseau (interindividuel) à l’une des organisations du second réseau (inter-organisationnel). L’approche
fondée sur ce double positionnement structural est mise en œuvre dans une recherche empirique sur les variations de performance au sein de l’« élite » de la recherche française en
cancérologie en 1999. Grâce à des mesures de centralité, nous identifions les acteurs que ces
chercheurs considèrent comme centraux ou périphériques à l’échelle inter-individuelle (les
gros et les petits poissons) et les laboratoires que les directeurs de recherche considèrent
comme centraux ou périphériques à l’échelle inter-organisationnelle (les grandes ou les petites mares). Au-delà du constat trivial de l’avantage concurrentiel des gros poissons dans les
grandes mares (en particulier du fait de la prime à la taille dans ce domaine de recherche),
nous mettons en évidence, dans la course à la performance scientifique mesurée à l’échelle
individuelle, des stratégies de « rattrapage » utilisées dans ce système par les plus petits
poissons. Nous suggérons que cette méthode apporte une connaissance originale de la
dimension multi-niveaux des systèmes d’interdépendances et de la manière dont les acteurs
gèrent ces interdépendances. Nous pensons qu’elle ajoute une dimension nouvelle à l’exploration méso-sociologique, que ce soit pour l’étude des inégalités sociales ou pour celle du
rôle des élites dans les changements institutionnels. |
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