La sécularisation : une exception européenne ?
En sociologie des religions, le concept de sécularisation a longtemps constitué un paradigme interprétatif central désignant de diverses manières un processus de perte d’influence sociale de la religion dans les sociétés modernes. Malgré ses connotations idéologiques associant la progression de la...
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| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2006
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En sociologie des religions, le concept de sécularisation a longtemps constitué un paradigme interprétatif central désignant de diverses manières un processus de perte d’influence
sociale de la religion dans les sociétés modernes. Malgré ses connotations idéologiques
associant la progression de la modernité à la diminution de la religion, malgré le fait que les
États-Unis entraient difficilement dans ce schéma, le paradigme trouvait une validation
empirique dans les données européennes attestant la baisse des appartenances et des pratiques religieuses. Cela n’a pas empêché, dès les années soixante, une discussion critique
de ce concept, certains allant même jusqu’à y voir « un mythe sociologique ». La remise
en cause du paradigme s’est accentuée depuis les années quatre-vingt-dix et l’on parle
aujourd’hui plus volontiers d’« exception européenne » que d’exception états-unienne. C’est
à l’examen de ces discussions que cette contribution est consacrée. Il se termine par une
reformulation du concept où il apparaît que l’ultramodernité contemporaine associe sécularisation de la modernité et reconfiguration du religieux. |
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