La place de la biologie dans les premiers textes de Durkheim : un paradigme oublié ?
Dans ses premiers textes, Durkheim s’appuie très largement sur les sciences de la vie, y compris parfois sur des thèses naturalistes teintées d’ethnocentrisme et de sexisme. L’apparente contradiction entre, d’une part, ces argumentaires marqués par la biologie et, d’autre part, les textes, beaucou...
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| Κύριος συγγραφέας: | |
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| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2006
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Dans ses premiers textes, Durkheim s’appuie très largement sur les sciences de la vie, y
compris parfois sur des thèses naturalistes teintées d’ethnocentrisme et de sexisme. L’apparente contradiction entre, d’une part, ces argumentaires marqués par la biologie et, d’autre
part, les textes, beaucoup plus nombreux et davantage commentés, dans lesquels Durkheim
critique fermement le réductionnisme biologique en sociologie et l’ethnocentrisme, s’efface
dès lors que l’on reconstitue le champ de pensée général, propre aux sociologies d’inspiration biologique de son temps, dans lequel le sociologue français déploie ses vues. Ce retour
sur les sources biologiques et naturalistes du premier Durkheim, souvent délaissées ou
euphémisées dans les commentaires, fait par ailleurs ressortir l’un des aspects originaux de
ses premiers textes : à ses yeux, on peut fort bien soutenir la thèse de l’autonomie épistémologique des faits sociaux sans admettre pour autant que l’esprit individuel est intégralement
façonné par la société. Une telle enquête révèle enfin, en creux, certains traits du regard
porté par une partie des sciences sociales actuelles sur leurs rapports avec les sciences de la
vie d’hier et d’aujourd’hui. |
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