Au-delà du complexe militaro-industrie
Il existe peu de recherches en France concernant la politique de la défense en général, et celle de l’armement en particulier, à l’opposé de ce que nous offre la littérature anglosaxonne. Si l’on emprunte les modèles proposés par cette dernière, on est notamment conduit à s’interroger sur l’existe...
Kaydedildi:
| Asıl Yazarlar: | , |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2006
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Il existe peu de recherches en France concernant la politique de la défense en général, et
celle de l’armement en particulier, à l’opposé de ce que nous offre la littérature anglosaxonne. Si l’on emprunte les modèles proposés par cette dernière, on est notamment
conduit à s’interroger sur l’existence d’un complexe militaro-industriel en France. À travers
l’étude d’une politique d’armement particulière, le char Leclerc, la réalité d’une élite
« consciente, cohérente et conspirante » s’éloigne cependant rapidement. Si derrière un tel
programme on constate bien l’existence d’un groupe d’élite, il apparaît que la constitution
de celui-ci est intrinsèquement liée à la construction même du programme. À la faveur du
contexte de la guerre froide et de la stratégie gaullienne d’indépendance nationale, un
groupe d’acteurs va bénéficier d’une relative autonomie pour poser les bases de la croyance
en la nécessité et la capacité de faire « le meilleur char du monde ». Programme et groupe
d’élite se renforcent alors mutuellement acquérant une autonomie qui leur permet de perdurer au-delà des conditions spécifiques qui ont justifié leur apparition, et quand bien même
celles-ci se sont complètement retournées. La formation d’élites programmatiques serait
alors une des caractéristiques de la nouvelle gouvernance démocratique. |
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