La reproduction des groupes d'entreprises comme entités socio-économiques stables
Dans cet article, nous présentons les résultats d’une analyse quantitative portant sur les groupes d’entreprises français de 1991 à 1999. Nos résultats sont scindés en deux parties. Dans une première partie nous tentons de montrer que les groupes d’entreprises constituent des entités sociales nou...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2005
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Dans cet article, nous présentons les résultats d’une analyse quantitative portant sur les
groupes d’entreprises français de 1991 à 1999. Nos résultats sont scindés en deux parties.
Dans une première partie nous tentons de montrer que les groupes d’entreprises constituent
des entités sociales nouvelles caractérisées par des échanges denses et multiples entre les
entreprises qu’ils contiennent. Nous y décrivons les différents types de ressources circulant
à l’intérieur des groupes. Cependant, en dépit de cette cristallisation en une telle entité
sociale, la seconde partie montre que les groupes d’entreprises conservent une importante
malléabilité leur permettant de perdurer sur le long terme. En renouvelant les membres des
collectifs qu’ils administrent, les groupes maintiennent une veille constante vis-à-vis des
évolutions des marchés. Nous rejoignons ainsi certains travaux centraux de la sociologie
économique en indiquant que les groupes se montrent capables de gérer le problème fondamental du « paradoxe de l’encastrement » : n’étant ni trop, ni trop peu « encastrés »,
c’est-à-dire immobilisés en une configuration collective cohésive et stable, ils trouvent un
juste milieu pouvant expliquer leur domination sur l’économie française contemporaine. |
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