Prévenir la violence dans l'activité militante
Cet article prend pour objet la manière dont les collectifs militants s’efforcent de gérer des situations tendues en faisant en sorte qu’elles ne basculent pas dans la violence. Les situations dans lesquelles s’engagent ces collectifs (la manifestation, par exemple) sont tissées d’inquiétude et d’...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2004
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cet article prend pour objet la manière dont les collectifs militants s’efforcent de gérer
des situations tendues en faisant en sorte qu’elles ne basculent pas dans la violence. Les
situations dans lesquelles s’engagent ces collectifs (la manifestation, par exemple) sont tissées d’inquiétude et d’indétermination quant à leur issue. L’horizon de la violence survient
lorsque les acteurs manifestent ce que l’on peut appeler soit un « excès d’engagement », soit
un « défaut d’engagement ». Ces deux formes de risque sont examinées successivement, à
travers la manière dont les militants s’efforcent de les réduire ou de les corriger : non seulement par l’établissement de liens de proximité avec autrui dans des relations de face-à-face
(le tact, la sollicitude, l’écoute, la confiance, une forme compensatrice de déférence ou
encore une attention à ne pas blesser la personne) mais également par la prise en compte de
l’environnement matériel de l’action (éviter que cet environnement se prête à un basculement dans la violence). Nous montrons alors que l’engagement public de tels collectifs est
soutenu par des formes plus particularisées d’engagement. L’activité militante se donne ici à
voir comme une activité de composition dans laquelle les acteurs s’efforcent d’ordonner
l’hétérogénéité des collectifs. |
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