École publique, école privée

Ce texte propose, sur la base d’une exploitation du panel 1989 de l’Éducation nationale, de poursuivre l’entreprise de comparaison de la réussite scolaire entre le secteur privé et le secteur public initiée par G. LangouÎt et A. Léger dans leur ouvrage École publique ou école privée ? Trajectoire...

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Detalles Bibliográficos
Autor principal: Tavan, Chloé
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2004
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Ce texte propose, sur la base d’une exploitation du panel 1989 de l’Éducation nationale, de poursuivre l’entreprise de comparaison de la réussite scolaire entre le secteur privé et le secteur public initiée par G. LangouÎt et A. Léger dans leur ouvrage École publique ou école privée ? Trajectoires et réussites scolaires publié en 1994. Après avoir présenté, à travers un état des lieux des recherches américaines, l’importance potentielle des biais de sélection et la nécessité de les prendre en compte, cet article compare les deux secteurs selon deux axes : celui de l’efficacité de chaque secteur, c’est-à-dire sa capacité à produire un résultat global, et celui de son équité, c’est-à-dire sa capacité à réduire en son sein les inégalités sociales de réussite. L’avantage apparent d’une scolarisation continue dans le privé mis en évidence par G. LangouÎt et A. Léger ne se maintient pas toujours lorsque l’on raisonne sur des élèves rendus comparables. Le fait de fréquenter un établissement privé est ainsi au mieux sans influence sur le parcours effectué dans le cadre du collège. Cet effet global varie selon la position relative du secteur privé dans l’offre scolaire locale : dans les territoires de forte implantation du privé, les trajectoires scolaires des élèves, de même que leur recrutement social, diffèrent peu entre les deux secteurs. Enfin, conformément aux résultats établis par G. LangouÎt et A. Léger, le secteur privé semble connaître en son sein des écarts sociaux de réussite moindres.