De l'ouvrier à l'opérateur : chronique d'une conversion
Que recouvre le glissement sémantique d’ouvrier à opérateur ? Pour certains analystes, il s’inscrit dans l’avènement d’un nouveau modèle, « la compétence », promettant un « retour du travail dans le travailleur » (Ph. Zarifian), grâce à une meilleure prise en compte de sa participation. L’idée qu...
Wedi'i Gadw mewn:
| Prif Awdur: | |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2004
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Que recouvre le glissement sémantique d’ouvrier à opérateur ? Pour certains analystes, il
s’inscrit dans l’avènement d’un nouveau modèle, « la compétence », promettant un « retour
du travail dans le travailleur » (Ph. Zarifian), grâce à une meilleure prise en compte de sa
participation. L’idée qui sera défendue dans cet article est que la « compétence », loin de
produire un mouvement d’arrêt dans le processus de séparation du travail et du travailleur,
contribue au contraire à sa poursuite. Elle conduit en effet à une normalisation des métiers
de l’entreprise et s’appuie sur un véritable « dispositif » de conversion de l’ouvrier en opérateur, au sens que M. Foucault donne à ce terme. Nous présenterons pour cela l’idéal dans
lequel s’inscrit la figure attendue de l’opérateur, pour analyser les modalités selon lesquelles
une nouvelle discipline de travail est instituée au sein des ateliers. Les modes d’adaptation et
de résistance ouvrière qu’elle suscite conduisent à s’interroger sur la signification du statu
quo qui en résulte. La question ainsi posée renvoie plus largement aux formes de propriété
qui sont reconnues aux ouvriers et aux supports dont ils disposent pour choisir, librement,
leur activité. |
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