La conversion de Coleman à la théorie du choix rationnel : impressions et conjectures

Coleman est venu tardivement à la théorie du choix rationnel (TCR). Il l’a épousée par réaction contre la sociologie impressionniste qui s’épanouit à partir du milieu des années soixante : il y a vu un moyen de consolider une sociologie qui s’éloignait de l’ethos scientifique. Par ailleurs, les an...

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書誌詳細
第一著者: Boudon, Raymond
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2003
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Coleman est venu tardivement à la théorie du choix rationnel (TCR). Il l’a épousée par réaction contre la sociologie impressionniste qui s’épanouit à partir du milieu des années soixante : il y a vu un moyen de consolider une sociologie qui s’éloignait de l’ethos scientifique. Par ailleurs, les années soixante-dix - quatre-vingt-dix voient apparaître des applications fructueuses du mode de pensée économique à des problèmes sociologiques et politiques. Mais la motivation principale de son adhésion à la TCR est de caractère épistémologique : la TCR produit des explications autosuffisantes. Les motivations de Coleman peuvent être rapprochées de celles qui ont conduit Weber à l’individualisme méthodologique. Dès 1989, dans la revue fondée par Coleman, Boudon lui a opposé l’idée qu’une conception cognitiviste de la rationalité permet de conserver la propriété d’autosuffisance de la TCR tout en échappant aux apories auxquelles conduit la conception instrumentale de la rationalité qu’elle véhicule.