Dans quelle mesure la théorie sociale de James S. Coleman est-elle trop parcimonieuse ?
James Coleman présente son entreprise comme obéissant à une exigence de parcimonie : utiliser le minimum de concepts élémentaires pour rendre compte des phénomènes sociaux. Cette parcimonie est elle-même justifiée par un souci d’unification de la théorie sociologique à partir de prémisses individ...
Guardat en:
| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2003
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | James Coleman présente son entreprise comme obéissant à une exigence de parcimonie :
utiliser le minimum de concepts élémentaires pour rendre compte des phénomènes sociaux.
Cette parcimonie est elle-même justifiée par un souci d’unification de la théorie sociologique à partir de prémisses individualistes. Le point de départ est manifestement très étroit
– et peut-être trop – puisque Coleman entend surtout tirer toutes les conséquences d’un
modèle de l’acteur recherchant rationnellement son self-interest. Mais, d’un côté, il n’est
pas certain que Coleman tire vraiment toutes les conséquences du modèle quasi-contractua-liste qu’il donne de la société et qui pourrait conduire à une reconnaissance de l’existence
d’entités collectives. De l’autre, Coleman finit par introduire un principe supplémentaire, la
capacité d’identification à autrui, qui excède les limites de la théorie du choix rationnel ; et
cela d’autant plus que Coleman est conduit à analyser le concept d’identité du « self », en
élargissant par-là considérablement les limites classiques de l’individualisme méthodologique. |
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