Psychothérapie psychanalytique corporelle et travail de liaison avec les patients psychotiques
L’abord clinique des patients psychotiques, chez lesquels le langage est démétaphorisé et les modes de défense ne relèvent pas du refoulement, nécessite un autre cadre que celui des patients névrosés. La PPC propose un dispositif qui atténue l’impact « brut » de la rencontre chez les deux protagonis...
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2026
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cairn-RFP_902_0457RFPRevue française de psychanalyse https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2026-2-page-457?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfp.902.0457 Psychothérapie psychanalytique corporelle et travail de liaison avec les patients psychotiques Pélissier, Christine2026 liaisonpsychosePsychothérapie Psychanalytique Corporellesensorialitésymbolisation primairefre Revue française de psychanalyse | 90 | 2 | 2026-05-19 | p. 457-466 | 0035-2942 RFP_90243 L’abord clinique des patients psychotiques, chez lesquels le langage est démétaphorisé et les modes de défense ne relèvent pas du refoulement, nécessite un autre cadre que celui des patients névrosés. La PPC propose un dispositif qui atténue l’impact « brut » de la rencontre chez les deux protagonistes, offrant au patient une « ligne de fuite » à son regard par rapport à celui de l’analyste qui peut être vécu comme pénétrant et envahissant, et permettant à l’analyste de préserver sa capacité de rêverie. Le regard, rendu ainsi tolérable, peut alors remplir son rôle de « miroir unifiant ». Le divan, quant à lui, parce qu’il est un objet inanimé du cadre, assure une fonction d’étayage. Avec ces patients, le travail de liaison, qui revient d’abord à l’analyste, s’élabore à partir des ressentis et manifestations sensori-motrices du patient et s’appuie sur le contre-transfert corporel de l’analyste ; ce faisant il favorise le processus de symbolisation primaire.El enfoque clínico de pacientes psicóticos, en los cuales el lenguaje está desmetaforizado y las modalidades de defensa no dan cuenta de represión, necesita un encuadre diferente al de pacientes neuróticos. La PPC propone un dispositivo que atenúa el impacto “rudo” del encuentro entre los dos protagonistas y que ofrece al paciente un “ángulo de fuga” a su mirada en relación con la del analista que puede ser resentida como penetrante e invasora, y permite al analista preservar su capacidad de ensueño. La mirada, ya tolerable, puede entonces cumplir su papel de “espejo unificador”. El diván, ya que es un objeto inanimado del encuadre, cumple una función de apoyo. Con estos pacientes, el trabajo de ligazón, que compete primero al analista, se elabora a partir de experiencias y manifestaciones sensorio-motrices del paciente y se apoya en la contratransferencia corporal del analista; de esta manera favorece el proceso de simbolización primario.Cairn restricted access |
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L’abord clinique des patients psychotiques, chez lesquels le langage est démétaphorisé et les modes de défense ne relèvent pas du refoulement, nécessite un autre cadre que celui des patients névrosés. La PPC propose un dispositif qui atténue l’impact « brut » de la rencontre chez les deux protagonistes, offrant au patient une « ligne de fuite » à son regard par rapport à celui de l’analyste qui peut être vécu comme pénétrant et envahissant, et permettant à l’analyste de préserver sa capacité de rêverie. Le regard, rendu ainsi tolérable, peut alors remplir son rôle de « miroir unifiant ». Le divan, quant à lui, parce qu’il est un objet inanimé du cadre, assure une fonction d’étayage. Avec ces patients, le travail de liaison, qui revient d’abord à l’analyste, s’élabore à partir des ressentis et manifestations sensori-motrices du patient et s’appuie sur le contre-transfert corporel de l’analyste ; ce faisant il favorise le processus de symbolisation primaire. |
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