Psychothérapie psychanalytique corporelle et travail de liaison avec les patients psychotiques

L’abord clinique des patients psychotiques, chez lesquels le langage est démétaphorisé et les modes de défense ne relèvent pas du refoulement, nécessite un autre cadre que celui des patients névrosés. La PPC propose un dispositif qui atténue l’impact « brut » de la rencontre chez les deux protagonis...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Pélissier, Christine
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2026
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:L’abord clinique des patients psychotiques, chez lesquels le langage est démétaphorisé et les modes de défense ne relèvent pas du refoulement, nécessite un autre cadre que celui des patients névrosés. La PPC propose un dispositif qui atténue l’impact « brut » de la rencontre chez les deux protagonistes, offrant au patient une « ligne de fuite » à son regard par rapport à celui de l’analyste qui peut être vécu comme pénétrant et envahissant, et permettant à l’analyste de préserver sa capacité de rêverie. Le regard, rendu ainsi tolérable, peut alors remplir son rôle de « miroir unifiant ». Le divan, quant à lui, parce qu’il est un objet inanimé du cadre, assure une fonction d’étayage. Avec ces patients, le travail de liaison, qui revient d’abord à l’analyste, s’élabore à partir des ressentis et manifestations sensori-motrices du patient et s’appuie sur le contre-transfert corporel de l’analyste ; ce faisant il favorise le processus de symbolisation primaire.