Sur les traces de Rosa Walk, exilée sans retour

Entre 1933 et 1938, à l’instar de ses homologues britannique et américaine, la Société psychanalytique de Paris a accueilli ou intégré dans ses rangs plusieurs membres des sociétés allemande et autrichienne bannis par le IIIe Reich. Parmi eux, Rosa Walk (1893-1942), membre de la Société psychanalyti...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Serina, Florent
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2026
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Entre 1933 et 1938, à l’instar de ses homologues britannique et américaine, la Société psychanalytique de Paris a accueilli ou intégré dans ses rangs plusieurs membres des sociétés allemande et autrichienne bannis par le IIIe Reich. Parmi eux, Rosa Walk (1893-1942), membre de la Société psychanalytique de Vienne. Arrêtée par la gendarmerie française dans la Drôme lors des grandes rafles de l’été 1942, Rosa Walk est la seule femme membre active de l’Association psychanalytique internationale à avoir trouvé la mort dans un camp d’extermination nazi. Après avoir rendu compte des moments clés de la politique des membres de la SPP à l’égard de leurs homologues persécutés par le régime d’Hitler, puis des grandes lignes du parcours de Rosa Walk jusqu’à sa déportation et son assassinat à Auschwitz-Birkenau, cet article s’attache à saisir les raisons susceptibles d’expliquer une aussi longue invisibilité historiographique et mémorielle.