« Quand l’autre paraît ». Le travail de la subjectivation avec les auteurs de violences sexuelles

La clinique de la violence sexuelle confronte régulièrement le clinicien à des sujets pour qui, ce que nous nommons l’altérité, n’a pas de sens véritablement partageable. Présentant des organisations évoluant entre troubles limites et psychoses, ces sujets s’appuient sur leur environnement proximal...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Ciavaldini, André
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2026
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:La clinique de la violence sexuelle confronte régulièrement le clinicien à des sujets pour qui, ce que nous nommons l’altérité, n’a pas de sens véritablement partageable. Présentant des organisations évoluant entre troubles limites et psychoses, ces sujets s’appuient sur leur environnement proximal pour réguler leur vie psychique. La victime est la part de cet environnement à qui est dédiée cette impossible tâche, ainsi est niée chez elle sa qualité d’autre et par voie de conséquence sa subjectivité. Ce phénomène de désobjectalisation est constant dans ces cliniques de la violence. Quels processus seront à l’œuvre pour réinstaurer, voire, pour certains, instaurer une telle subjectivité ? Quels aménagements seront nécessaires de nos dispositifs thérapeutiques pour organiser, avec l’auteur de violences sexuelles, des conditions favorables lui permettant d’élaborer puis de porter (supporter) un tel processus subjectivant pouvant potentiellement faire paraître en lui de « l’autre ».