Quatrième Groupe : Actes 11, 2023, « Avoir peur »

Le concept de contre-transfert, déjà mis en avant par Freud et Ferenczi, a manifestement nécessité une certaine période d’incubation avant de devenir une technique dominante. L’auteur montre que tant l’interprétation du transfert mis en avant par Strachey que la technique du contre-transfert sont is...

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Auteur principal: Nithart, Armelle
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2024
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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id cairn-RFP_883_0245
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spelling cairn-RFP_883_0245RFPRevue française de psychanalyse https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2024-3-page-245?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfp.883.0245 Quatrième Groupe : Actes 11, 2023, « Avoir peur » Nithart, Armelle2024 fre Revue française de psychanalyse | 88 | 3 | 2024-06-04 | p. 245-247 | 0035-2942 RFP_883100 Le concept de contre-transfert, déjà mis en avant par Freud et Ferenczi, a manifestement nécessité une certaine période d’incubation avant de devenir une technique dominante. L’auteur montre que tant l’interprétation du transfert mis en avant par Strachey que la technique du contre-transfert sont issues de la métapsychologie kleinienne. Avec cette métapsychologie, la technique du contre-transfert a été de plus en plus reconnue, contre la volonté initiale de Freud ainsi que de Melanie Klein. Par la suite, un pas de plus a été franchi dans la compréhension du contre-transfert grâce à l’influence des théories de Bion. Son idée de considérer les transformations émotionnelles comme le point focal du travail analytique a donné un nouvel élan à la technique du contre-transfert. L’auteur tente une analyse critique de cette évolution et se demande si cela nous éloigne d’une psychanalyse fondée sur l’échange de mots, la sexualité infantile, les conflits œdipiens, la déformation et l’après-coup.The concept of counter-transference, already put forward by Freud and Ferenczi, clearly required a certain period of incubation before becoming a dominant technique. The author shows that both Strachey’s interpretation of the transference and the countertransference technique stem from Kleinian metapsychology. With this metapsychology, the technique of countertransference was increasingly recognized, against the initial wishes of Freud and Melanie Klein. The influence of Bion’s theories subsequently took us a step further in our understanding of countertransference. His idea of considering emotional transformations as the focal point of analytical work gave new impetus to the technique of countertransference. The author offers a critical analysis of this development and asks whether it moves us away from a psychoanalysis based on the exchange of words, infantile sexuality, Oedipal conflicts, distortion and the process of après-coup.El concepto de contratransferencia, ya categorizado por Freud y Ferenczi, ha necesitado notoriamente cierto período de incubación antes de convertirse en una técnica dominante. El autor muestra que tanto la interpretación de la transferencia referida por Strachey como la técnica de la contratransferencia surgen de la metasicología kleiniana. Con esta metasicología, la técnica de la contratransferencia ha ido siendo cada vez más reconocida, contra la voluntad inicial de Freud y también de Melanie Klein. Seguidamente, se ha avanzado más en la comprensión de la contratransferencia gracias a la influencia de las teorías de Bion. Sus ideas por considerar las transformaciones emocionales como el punto focal del trabajo analítico ha dado un nuevo impulso a la técnica de la contratransferencia. El autor propone un análisis crítico de la evolución y se pregunta si ésta nos aleja de un psicoanálisis fundado en el intercambio de palabras, en la sexualidad infantil, en los conflictos edípicos, en la deformación y en lo posterior.Cairn restricted access
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