Réflexions sur les relations de groupe entre la DPG et la DPV dans les années 1950-1967

Dans les années 1950, la DPG (Société psychanalytique allemande) et la DPV (Association psychanalytique allemande) se sont concentrées sur des tâches différentes : pour l’une, le traitement des patients et la recherche, pour l’autre, la formation de la nouvelle génération de psychanalystes. Les deux...

Volledige beschrijving

Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: M. Hermanns, Ludger
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2024
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RFP_881_0177
record_format cairn
spelling cairn-RFP_881_0177RFPRevue française de psychanalyse https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2024-1-page-177?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfp.881.0177 Réflexions sur les relations de groupe entre la DPG et la DPV dans les années 1950-1967 M. Hermanns, Ludger2024 « jumeaux siamois »Deutsche Psychoanalytische Gesellschaft (DPG)Deutsche Psychoanalytische Vereinigung (DPV)internationalisationparanoïa de groupe“Siamese twins”Deutsche Psychoanalytische Gesellschaft (DPG)Deutsche Psychoanalytische Vereinigung (DPV)group paranoiainternationalizationfre Revue française de psychanalyse | 88 | 1 | 2024-01-31 | p. 177-193 | 0035-2942 RFP_88135 Dans les années 1950, la DPG (Société psychanalytique allemande) et la DPV (Association psychanalytique allemande) se sont concentrées sur des tâches différentes : pour l’une, le traitement des patients et la recherche, pour l’autre, la formation de la nouvelle génération de psychanalystes. Les deux associations cohabitent toutefois dans une coexistence essentiellement pacifique, la métaphore du « couple de jumeaux siamois » indiquant qu’institutionnellement (et inconsciemment) elles ne sont pas encore vraiment séparées. Ce n’est qu’à dater de 1959-1960, lorsque la DPG se réveille de son « sommeil de Belle au bois dormant » psychanalytique et qu’elle cherche à se rattacher aux instances internationales, qu’on assiste à une lutte acharnée entre les deux associations, la DPV revendiquant le monopole sur la psychanalyse en Allemagne. Ce n’est qu’au cours de ce processus que la séparation s’est vraiment opérée. Il a fallu attendre le milieu des années 1980 pour que soit reconnue l’imbrication réciproque dans une « paranoïa de groupe ».In the 1950s, the DPG (German Psychoanalytical Society) and the DPV (German Psychoanalytical Association) focused on different tasks: for the first, patient treatment and research, for the second the training of a new generation of psychoanalysts. However, the two associations coexisted peacefully for the most part, the metaphor of “Siamese twins” indicating that institutionally (and unconsciously) they were not yet truly separate. It was not until 1959/60, when the DPG awoke from its psychoanalytic “sleeping beauty slumber” and sought to link up with international bodies, that we witnessed a bitter struggle between the two associations, with the DPV claiming an exclusive monopoly on psychoanalysis in Germany. It was only during this process that the separation really took place. It was not until the mid-1980s that recognition was given to the fact that the two associations were intertwined in a “group paranoia”.En los años 1950, la DPG (Sociedad psicoanalítica alemana) y la DPV (Asociación psicoanalítica alemana) se concentraron en tareas diferentes: una estaba abocada al tratamiento de pacientes y la investigación y la otra, a la formación de la nueva generación de psicoanalistas. Ambas asociaciones conviven no obstante en una coexistencia esencialmente pacífica, la metáfora de la “pareja de gemelos siameses” señala que institucional (e inconscientemente) no están verdaderamente separadas. Es solo a partir del 1959-1960, al despertarse la DPG de su “sueño de bella durmiente” psicoanalítica e intentar vincularse con las instancias internacionales, que asistiremos a una lucha intensa entre las dos instituciones, la DPV reivindica el monopolio exclusivo del psicoanálisis en Alemania. Será pues a lo largo del proceso que la separación tendrá lugar plenamente. Hubo que esperar hasta mediados de los 80 para que fuese reconocida la imbricación recíproca en una “paranoia de grupo”.Cairn restricted access
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/Cairn/
topic « jumeaux siamois »
Deutsche Psychoanalytische Gesellschaft (DPG)
Deutsche Psychoanalytische Vereinigung (DPV)
internationalisation
paranoïa de groupe
“Siamese twins”
Deutsche Psychoanalytische Gesellschaft (DPG)
Deutsche Psychoanalytische Vereinigung (DPV)
group paranoia
internationalization
spellingShingle « jumeaux siamois »
Deutsche Psychoanalytische Gesellschaft (DPG)
Deutsche Psychoanalytische Vereinigung (DPV)
internationalisation
paranoïa de groupe
“Siamese twins”
Deutsche Psychoanalytische Gesellschaft (DPG)
Deutsche Psychoanalytische Vereinigung (DPV)
group paranoia
internationalization
M. Hermanns, Ludger
Réflexions sur les relations de groupe entre la DPG et la DPV dans les années 1950-1967
topic_facet « jumeaux siamois »
Deutsche Psychoanalytische Gesellschaft (DPG)
Deutsche Psychoanalytische Vereinigung (DPV)
internationalisation
paranoïa de groupe
“Siamese twins”
Deutsche Psychoanalytische Gesellschaft (DPG)
Deutsche Psychoanalytische Vereinigung (DPV)
group paranoia
internationalization
description Dans les années 1950, la DPG (Société psychanalytique allemande) et la DPV (Association psychanalytique allemande) se sont concentrées sur des tâches différentes : pour l’une, le traitement des patients et la recherche, pour l’autre, la formation de la nouvelle génération de psychanalystes. Les deux associations cohabitent toutefois dans une coexistence essentiellement pacifique, la métaphore du « couple de jumeaux siamois » indiquant qu’institutionnellement (et inconsciemment) elles ne sont pas encore vraiment séparées. Ce n’est qu’à dater de 1959-1960, lorsque la DPG se réveille de son « sommeil de Belle au bois dormant » psychanalytique et qu’elle cherche à se rattacher aux instances internationales, qu’on assiste à une lutte acharnée entre les deux associations, la DPV revendiquant le monopole sur la psychanalyse en Allemagne. Ce n’est qu’au cours de ce processus que la séparation s’est vraiment opérée. Il a fallu attendre le milieu des années 1980 pour que soit reconnue l’imbrication réciproque dans une « paranoïa de groupe ».
author M. Hermanns, Ludger
author_facet M. Hermanns, Ludger
author_sort M. Hermanns, Ludger
title Réflexions sur les relations de groupe entre la DPG et la DPV dans les années 1950-1967
title_short Réflexions sur les relations de groupe entre la DPG et la DPV dans les années 1950-1967
title_full Réflexions sur les relations de groupe entre la DPG et la DPV dans les années 1950-1967
title_fullStr Réflexions sur les relations de groupe entre la DPG et la DPV dans les années 1950-1967
title_full_unstemmed Réflexions sur les relations de groupe entre la DPG et la DPV dans les années 1950-1967
title_sort réflexions sur les relations de groupe entre la dpg et la dpv dans les années 1950-1967
publishDate 2024
container_title
container_issue
url https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2024-1-page-177?lang=fr
https://ezproxy.univ-orleans.fr/login?url=https://doi.org/10.3917/rfp.881.0177
_version_ 1877246581000896512