Quelles sublimations ? Quels équilibres ?

On oppose sublimation « d’exception », productrice de biens culturels (quelle qu’en soit la qualité), et sublimation ordinaire, sans production particulière, mais préservant le plaisir du sujet dans la vie quotidienne. Si la première peut avoir partie liée avec l’excès économique et la pulsion de...

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Autore principale: Danon-Boileau, Laurent
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2023
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:On oppose sublimation « d’exception », productrice de biens culturels (quelle qu’en soit la qualité), et sublimation ordinaire, sans production particulière, mais préservant le plaisir du sujet dans la vie quotidienne. Si la première peut avoir partie liée avec l’excès économique et la pulsion de mort, la seconde se place d’emblée sous l’égide du principe de plaisir. Toutefois l’articulation de ces deux formes de sublimation, pourtant décisive, s’avère souvent délicate. Certains créateurs ont recours au clivage fonctionnel, maintenant leur conviction de toute-puissance dans le registre de la sublimation d’exception et du travail de l’œuvre, mais limitant ses effets dans le registre du quotidien et de la sublimation ordinaire. Pourtant, cette « solution » ne permet pas la prise en compte de la castration. Shakespeare le montre quand, à la fin de La tempête, Prospero l’alchimiste sacrifie son savoir civilisateur sur l’autel de la transmission, relançant alors son appétence sublimatoire.