L’heure zéro. Mythe, déréalisation, fondation

Même si la sublimation ressortit à un jugement de valeur dont Freud a fait l’un des étais de sa définition, l’assimilation du travail à l’activité artistique – placé au cœur du mythe national-socialiste – tout comme le rôle joué par « l’art de la politique » exigent que l’on interroge la performat...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Kahn, Laurence
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2023
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:Même si la sublimation ressortit à un jugement de valeur dont Freud a fait l’un des étais de sa définition, l’assimilation du travail à l’activité artistique – placé au cœur du mythe national-socialiste – tout comme le rôle joué par « l’art de la politique » exigent que l’on interroge la performativité culturelle du mythe aryen et son pouvoir utopique, puis que l’on questionne le processus collectif qui conduisit la communauté allemande à « déréaliser » la dévastation et les pertes, au bénéfice d’une reconstruction quasi maniaque. Comment la haine cimenta-t‑elle la collectivité en emboîtant les revendications de la pulsion d’auto-conservation individuelle dans la promesse d’un Lebensraum supposé garantir l’auto-conservation du groupe ? À l’inverse, quel sens attribuer à L’homme Moïse à l’heure où la « déjudaïsation » du droit tentait d’éradiquer la rationalité abstraite de la loi juive et sa fonction sublimatoire ? Enfin grâce à quelle conflictualisation la société allemande parvint-elle à surmonter le silence qui s’était abattu sur l’histoire à « l’heure zéro » ?