Il ne reste rien de moi

Jean « souffre » de la nécessité impérieuse de disparaître ou plutôt de s’effacer dès lors qu’une relation amoureuse s’installe. De sorte, qu’au final, il « n’en reste rien »… Au terme d’un retournement de situation, il se retrouve non plus bourreau, mais victime et consulte. Son traitement sera l’o...

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Κύριος συγγραφέας: Dethieux, Jean-Baptiste
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2023
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RFP_873_0613RFPRevue française de psychanalyse https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2023-3-page-613?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfp.873.0613 Il ne reste rien de moi Dethieux, Jean-Baptiste2023 déliaison pulsionnelleeffacementrelation d’objettravail du négatifdrive unbindingeffacementobject relationwork of the negativefre Revue française de psychanalyse | 87 | 3 | 2023-04-06 | p. 613-623 | 0035-2942 RFP_87332 Jean « souffre » de la nécessité impérieuse de disparaître ou plutôt de s’effacer dès lors qu’une relation amoureuse s’installe. De sorte, qu’au final, il « n’en reste rien »… Au terme d’un retournement de situation, il se retrouve non plus bourreau, mais victime et consulte. Son traitement sera l’occasion de dérouler une histoire infantile inscrite dans la discontinuité d’une présence maternelle du fait d’une grave dépression et d’un éloignement rendu nécessaire pour le traitement d’une maladie cancéreuse. Ainsi, l’effacement à l’œuvre est le « maître-mot » caractérisant la vie infantile et adulte de Jean, effacement de l’autre et de soi. Celui-ci n’est pas un concept psychanalytique à proprement parler, mais peut, ici, s’envisager comme un processus de négativation de la vie psychique issu de la désunion des pulsions et permettant de lutter contre l’émergence de certaines représentations. Il devient alors un recours défensif ultime contre un objet devenu menaçant pour le moi.Jean “suffers” from the compelling need to disappear or rather efface himself as soon as a loving relationship is established, with the result that, in the end, there is “nothing left”… After a reversal of situation, he felt he was no longer the perpetrator but the victim and decided to seek help. His treatment was an opportunity for him to tell the story of a childhood history marked by the discontinuity of his mother’s presence due to a serious depression and remoteness that was necessary in order to undergo cancer treatment. Thus, effacement was the “key word” characterizing Jean’s childhood and adult life, effacement of the other and of himself. This is not a psychoanalytical concept in the strict sense of the word, but can be seen here as a process of negativization of psychic life resulting from the defusion of the drives, making it possible to fight against the emergence of certain ideational contents. It thus becomes an ultimate defensive recourse against an object that has become threatening for the ego.Jean sufre una necesidad imperiosa de desaparecer o mejor aún de evaporarse cuando una relación amorosa se instala. Por lo tanto al final, “no queda nada”… Después de un cambio de situación, él ya no es un verdugo sino una víctima y consulta. El tratamiento permitirá la eclosión de una historia infantil inscrita bajo la discontinuidad de la presencia materna por el hecho de una gran depresión y el alejamiento necesario por el tratamiento de una enfermedad cancerosa. De esta manera, el “evaporamiento” actuante, es la “palabra clave” que caracteriza la vida infantil y adulta de Jean, evaporarse del otro y de sí mismo. No se trata de un concepto psicoanalítico si hablamos con propiedad, pero puede en este caso considerarse como un proceso de negativación de la vida psíquica fruto de la desunión de las pulsiones y que permite luchar contra la emergencia de ciertas representaciones. Será pues un recurso defensivo último contra un objeto que deviene una amenaza para el yo.Cairn restricted access
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description Jean « souffre » de la nécessité impérieuse de disparaître ou plutôt de s’effacer dès lors qu’une relation amoureuse s’installe. De sorte, qu’au final, il « n’en reste rien »… Au terme d’un retournement de situation, il se retrouve non plus bourreau, mais victime et consulte. Son traitement sera l’occasion de dérouler une histoire infantile inscrite dans la discontinuité d’une présence maternelle du fait d’une grave dépression et d’un éloignement rendu nécessaire pour le traitement d’une maladie cancéreuse. Ainsi, l’effacement à l’œuvre est le « maître-mot » caractérisant la vie infantile et adulte de Jean, effacement de l’autre et de soi. Celui-ci n’est pas un concept psychanalytique à proprement parler, mais peut, ici, s’envisager comme un processus de négativation de la vie psychique issu de la désunion des pulsions et permettant de lutter contre l’émergence de certaines représentations. Il devient alors un recours défensif ultime contre un objet devenu menaçant pour le moi.
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