La divergence

On sait généralement que Freud, durant ses études, suivit avec attention les cours et les séminaires de Franz Brentano. On est souvent plus perplexe quant aux éventuelles traces que cet enseignement aurait laissées dans son œuvre. Lorsqu’il détruisit son archive de jeunesse, Freud s’amusa par avance...

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書誌詳細
第一著者: Aenishanslin, Jean-François
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2023
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:On sait généralement que Freud, durant ses études, suivit avec attention les cours et les séminaires de Franz Brentano. On est souvent plus perplexe quant aux éventuelles traces que cet enseignement aurait laissées dans son œuvre. Lorsqu’il détruisit son archive de jeunesse, Freud s’amusa par avance de l’embarras de ses « futurs biographes ». Un indice fut toutefois préservé, accidentellement, dissimulé dans une lettre à Fliess. Freud y évoque un livre qui l’avait fait « beaucoup progresser ». Il s’agit de La fonction de jugement, de Wilhelm Jerusalem, un philosophe qui jouissait d’une certaine reconnaissance à Vienne au début du xxe siècle. Le présent article tente de montrer comment cet opuscule méconnu constitue un intermédiaire décisif entre l’enseignement reçu de Brentano et la psychanalyse. C’est dans le sillage de la critique que Jerusalem y développait de la philosophie brentanienne que Freud esquissa en effet son Projet d’une psychologie, avant de s’engager dans le long texte de la psychanalyse. C’est cette doctrine du jugement qui se verrait encore réélaborée dans « La négation ».