Haïr son sexe : « Manger avec les lèvres de la mort »

Haïr comme acte convoque l’objet : l’auteur fait l’hypothèse que haïr son propre sexe peut constituer un palier d’organisation en dernier recours face à des désorganisations identitaires majeures, maintenant ainsi un objet qui vectorise coûte que coûte la pulsion et maintient un fonctionnement psych...

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1. Verfasser: Léandri, Marie-Laure
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2023
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RFP_871_0059
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spelling cairn-RFP_871_0059RFPRevue française de psychanalyse https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2023-1-page-59?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfp.871.0059 Haïr son sexe : « Manger avec les lèvres de la mort » Léandri, Marie-LaureLéandri, Marie-Laure2023 ambivalencedestructivitéemprisehainehaïrmasochismeambivalencedestructivenessdominationhatinghatredmasochismfre Revue française de psychanalyse | 87 | 1 | 2023-02-03 | p. 59-69 | 0035-2942 RFP_87168 Haïr comme acte convoque l’objet : l’auteur fait l’hypothèse que haïr son propre sexe peut constituer un palier d’organisation en dernier recours face à des désorganisations identitaires majeures, maintenant ainsi un objet qui vectorise coûte que coûte la pulsion et maintient un fonctionnement psychique objectal. Le sexe du sujet peut devenir cet objet extérieur haï que Freud étudie dans Pulsions et destins de pulsions, et différentes cliniques éclairent cette proposition. L’adolescence est un moment particulièrement propice à haïr son propre sexe, lieu de fixation par excellence du conflit identification/identité. Les conduites d’automutilations, de scarifications, sont analysées à l’aune de cette haine de son sexe, entendues comme des mortifications en lien avec la problématique du deuil. Dans cette perspective de l’enjeu réorganisateur de l’acte de haïr, on ne peut que différencier absolument haïr et détruire.Hating as an act requires the presence of the object: the author hypothesizes that hating one’s own sex may constitute a last resort level of organization in the face of major disorganizations of identity, thus preserving an object that vectorizes the drive at all costs and maintains an object-related psychic functioning. The subject’s sex can become the hated external object that Freud studied in Instincts and their Vicissitudes, a proposition that is highlighted by different clinical situations. Adolescence is a particularly propitious time for hating one’s own sex, a quintessential fixation point of the conflict between identification and identity. Self-mutilation and scarification behaviours are analysed in the light of this hatred of one’s sex and understood as mortifications linked to the problem of mourning. From this perspective of the reorganizing role of the act of hating, only hating and destroying can be clearly differentiated.Odiar en tanto que acto convoca al objeto: la autora plantea la hipótesis que odiar su propio cuerpo puede constituir una base de organización como último recurso frente a desorganizaciones mayores, manteniendo así un objeto que vectoriza cueste lo que cueste a la pulsión y mantiene un funcionamiento psíquico objetal. El sexo del individuo puede volverse ese objeto exterior odiado que Freud estudió en Pulsiones y destinos de pulsión, y diferentes clínicas aclaran la proposición. La adolescencia es un momento asaz propicio para odiar su propio sexo, lugar de fijación por excelencia del conflicto identificación/identidad. Las conductas automutiladoras, de escarificaciones, son analizadas desde la perspectiva del odio a su sexo, entendidas como mortificaciones relacionadas con la problemática del duelo. Desde la óptica del reto reorganizador del acto de odiar, solo se impone diferenciar odiar y destruir.Cairn restricted access
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