De « la technique active » de Freud à « l’activité de l’analyste » pour Ferenczi

L’auteur lit dans la proposition du concours que fait Freud 1922 la réitération d’une première initiative, la promotion de l’intérêt porté par Ferenczi à « l’activité de l’analyste ». Il différencie la technique active qu’il attribue à Freud et à nul autre et « l’activité de l’analyste » que commenc...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Autore principale: Lugrin, Yves
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2022
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’auteur lit dans la proposition du concours que fait Freud 1922 la réitération d’une première initiative, la promotion de l’intérêt porté par Ferenczi à « l’activité de l’analyste ». Il différencie la technique active qu’il attribue à Freud et à nul autre et « l’activité de l’analyste » que commence à sonder Ferenczi. L’auteur fait ensuite l’hypothèse que Freud s’inquiète de voir le fidèle freudien qu’est Ferenczi repousser les frontières de la métapsychologie en postulant l’existence d’une patho-hystérie hors-névrose, ce qui logiquement appelle une révision de la pratique analytique. Freud s’inquiète de voir Ferenczi tenté de repenser l’analyse classique à la lumière de son expérience des traumatismes de guerre et de la découverte des travaux de Groddeck. D’où ses initiatives de 1918 et 1922 pour ne pas laisser Ferenczi s’éloigner et s’égarer. L’auteur montre enfin que sous l’inquiétude du père de la psychanalyse se glisse celle de Freud, l’analyste… de Ferenczi. La fin tourmentée de cette expérience inédite et sans équivalent éclaire d’un autre jour cette affaire de concours. L’article se clôt sur une question : si en 1922-1924 Freud a manifestement échoué avec les congressistes de Budapest et Berlin aurait-il paradoxalement réussi avec Ferenczi… le seul à répondre à sa question des rapports entre technique et théorie analytiques ?