Pourquoi certains patients n’arrivent-ils à faire leur analyse qu’en face à face ?

Une psychanalyse se déroule dans les meilleures conditions lorsque le patient est allongé sur un divan et parle à l’analyste sans le voir. Cependant, ni les enfants ni certains adultes borderline ne peuvent associer librement dans cette position. Les uns et les autres ont en commun de ne pas être so...

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Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Diatkine, Gilbert
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2022
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RFP_862_0239RFPRevue française de psychanalyse https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2022-2-page-239?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfp.862.0239 Pourquoi certains patients n’arrivent-ils à faire leur analyse qu’en face à face ? Diatkine, Gilbert2022 divanimagoponctuationposition phobique centralecentral phobic positioncouchimagopunctuationfre Revue française de psychanalyse | 86 | 2 | 2022-03-23 | p. 239-251 | 0035-2942 RFP_86254 Une psychanalyse se déroule dans les meilleures conditions lorsque le patient est allongé sur un divan et parle à l’analyste sans le voir. Cependant, ni les enfants ni certains adultes borderline ne peuvent associer librement dans cette position. Les uns et les autres ont en commun de ne pas être sortis de l’adolescence. La fin de l’adolescence se définirait alors par l’intériorisation du regard protecteur porté par les adultes sur les enfants, quelle que soit la violence des désirs inconscients de ces derniers. En l’absence de cette intériorisation du regard des adultes, le surmoi protecteur se transforme en une imago terrifiante qui paralyse le processus associatif. Avec certains patients borderline, un travail préalable en face à face est nécessaire pour décomposer cette imago et mettre les éléments dont elle est faite en réseau. Quand ces représentations ne sont pas condensées, mais agglomérées, la décomposition de l’imago met en présence des éléments clivés, séparés les uns des autres par une « position phobique centrale ». L’analyse doit alors se poursuivre en face à face. La technique de la « ponctuation », inventée par Lacan, pourrait être liée à une imago qui lui était propre, la « figure obscène et féroce du Surmoi ».A psychoanalysis unfolds in the best conditions when the patient is lying down on a couch and speaks to the analyst without seeing him. And yet, neither children nor borderline patients can associate freely in this position. They share the common point of not having emerged from adolescence. The end of adolescence may therefore be defined by the internalization of the attitude of adults towards children, irrespective of the violence of the latter’s unconscious desires. In the absence of this internalization of the attitude of adults, the protective superego is transformed into a terrifying imago that paralyzes the associative process. With some borderline patients, preliminary work face-to-face is necessary in order to break down this imago and put the elements of which it is comprised into a network. When these representations are not condensed but agglommerated, the breaking down of the imago reveals split elements, separated from each other by a “central phobic position”. The analysis must then be continued face-to-face. The technique of “punctuation”, invented by Lacan, might be linked to an imago that was specific to him, the “obscene and ferocious figure of the superego”.Un psicoanálisis se desarrolla dentro de las mejores condiciones cuando el paciente está extendido en el diván y habla con el analista sin verlo; sin embargo, ni los niños ni ciertos adultos bordeline pueden asociar libremente en dicha posición. Ambos tienen en común el no haber abandonado la adolescencia. Se definiría entonces el fin de la adolescencia por la interiorización de la mirada de los adultos en los niños, cualquiera fuera la violencia de los deseos inconscientes de estos. Estando ausente la interiorización de la mirada de los adultos, el superyó protector se vuelve un imago terrorífico que paraliza el proceso asociativo. Con ciertos pacientes bordeline, un trabajo previo frente a frente es necesario para poder descompensar el imago y asociar los elementos que la constituyen. Cuando las representaciones no se condensan sino que se amontonan, la descomposición del imago relaciona elementos disociados, separados por una “posición fóbica central”. El análisis debe entonces continuar frente a frente. La técnica de la “puntuación” ideada por Lacan, podría estar vinculada con un imago personal, la “figura obscena y feroz del Superyó”.Cairn restricted access
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