L’Impatience d’Éros

L’impatience est ici prise dans sa valence positive qui sort l’excitation de son registre de tension de déplaisir à décharger (première théorie des pulsions), pour l’envisager dans sa valeur d’investissement aussi bien dans l’écoute de l’analyste qu’en tant que forme d’affect émergeant chez le pat...

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Autore principale: Chauvet, Évelyne
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2018
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’impatience est ici prise dans sa valence positive qui sort l’excitation de son registre de tension de déplaisir à décharger (première théorie des pulsions), pour l’envisager dans sa valeur d’investissement aussi bien dans l’écoute de l’analyste qu’en tant que forme d’affect émergeant chez le patient à certains moments mutatifs de la cure. En particulier, envisagée dans le cadre de la deuxième théorie des pulsions, patience et impatience sont des émois forts, parties prenantes du masochisme érogène, du fait de leur rapport à l’attente, à la souffrance de la perte et du deuil. Dans les dépressions narcissiques, le travail de mélancolie par exemple, peut s’accompagner d’un mouvement d’impatience processuelle qui peut apparaître comme le témoin affectif d’une sortie de la patience masochiste et de l’abandon possible de l’objet perdu « encrypté », résultat du travail d’élaboration de la perte et des affects sous-jacents. Portée par la force d’Éros, elle témoigne alors de la sortie du champ du traumatisme et du narcissisme et du retour dans le champ du sexuel et de l’investissement objectal.