Le rire, la mort et l’humour

Résumé En 1899, Bergson isole dans ses articles sur le rire qu’il est déclenché quand le vivant se comporte soudainement comme les choses, l’inanimé. Il note une nécessaire insensibilité du rieur, l’asociabilité de celui dont on rit qui semble pris dans un automatisme. Dans l’après coup de la second...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Ribas, Denys
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2017
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:Résumé En 1899, Bergson isole dans ses articles sur le rire qu’il est déclenché quand le vivant se comporte soudainement comme les choses, l’inanimé. Il note une nécessaire insensibilité du rieur, l’asociabilité de celui dont on rit qui semble pris dans un automatisme. Dans l’après coup de la seconde théorie des pulsions, ce brutal retour à l’inanimé évoque la pulsion de mort dont le rire naîtrait de la satisfaction. D’autant plus que le rire est une formidable antidote à la vanité, il est antinarcissique. L’appliquer à soi-même, c’est à dire faire preuve d’humour, a alors le caractère d’une sublimation. Autodétruire son image s’accompagne en effet de la compensation de séduire les spectateurs, et de se protéger en les devançant de leurs éventuelles critiques.