Sensorialité et hallucinatoire dans la clinique de la criminalité. Un groupe « corps et peinture » en prison

L’article propose l’hypothèse que l’acte criminel serait un élan de survie face à des hallucinations sensorielles. La difficulté des criminels de se reconnaître dans leurs actes serait liée à une sensation de coupure d’avec leur propre corps, à une désorganisation de la senso-rialité, sous le sign...

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Dettagli Bibliografici
Autori principali: Garnier, Émeline, Brun, Anne
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2016
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’article propose l’hypothèse que l’acte criminel serait un élan de survie face à des hallucinations sensorielles. La difficulté des criminels de se reconnaître dans leurs actes serait liée à une sensation de coupure d’avec leur propre corps, à une désorganisation de la senso-rialité, sous le signe de vécus catastrophiques, comme des vécus de pénétration, d’explosion, de mutilation et de démantèlement. La médiation picturale en groupe permet aux patients crimi-nels incarcérés de faire advenir progressivement un sujet par la réactualisation, sous forme de sensations hallucinées, de vécus archaïques qui vont trouver une première figuration dans les formes picturales et par l’appropriation subjective de ces expériences sensorielles catastro-phiques.