La chute du mur

À partir de quatre témoignages, l’auteure montre que la chute du mur de Berlin fut traumatique pour le peuple allemand car elle le confronta à une crise existentielle difficile au vu de son passé nazi dont l’empreinte rythme et influence l’arrière-plan de la vie politique, culturelle et sociale. La...

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Autore principale: Sœur, Marielle
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2016
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RFP_801_0123
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Traumatisme
Travail de civilisation
Travail de culpabilité
Travail de honte
Fall of the wall
Traumatism
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Sœur, Marielle
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description À partir de quatre témoignages, l’auteure montre que la chute du mur de Berlin fut traumatique pour le peuple allemand car elle le confronta à une crise existentielle difficile au vu de son passé nazi dont l’empreinte rythme et influence l’arrière-plan de la vie politique, culturelle et sociale. La mémoire est retrouvée mais rien ne peut plus être refoulé, dénié, rejeté de l’autre côté du mur gardien de la censure et du clivage, dans l’histoire collective, comme dans les histoires individuelles. L’issue individuelle est la décompensation ou l’élaboration. L’issue collective nécessite de créer un lien social de masse qui s’appuie d’abord sur la culpabilité plus accessible que la honte, puis sur un lien de masse plus insolite, le football, qui participe au passage de la culpabilité à la honte, et au travail de civilisation selon une voie régrédiente. Enfin, l’auteure montre comment l’Allemagne s’est dotée d’une constitution, et maintient parfois une certaine tension pour tenir en éveil les forces vives de chacun et son devoir de penser, pour son travail de civilisation et les exigences qu’il impose.
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L’issue individuelle est la décompensation ou l’élaboration. L’issue collective nécessite de créer un lien social de masse qui s’appuie d’abord sur la culpabilité plus accessible que la honte, puis sur un lien de masse plus insolite, le football, qui participe au passage de la culpabilité à la honte, et au travail de civilisation selon une voie régrédiente. Enfin, l’auteure montre comment l’Allemagne s’est dotée d’une constitution, et maintient parfois une certaine tension pour tenir en éveil les forces vives de chacun et son devoir de penser, pour son travail de civilisation et les exigences qu’il impose.Based on four testimonies, the author shows that the fall of the Berlin Wall was traumatic for the German people because they were faced with a difficult existential crisis in the light of their Nazi past, whose imprint regulates and influences the background of political, cultural and social life. Memory has been refound, but nothing any longer can be repressed, denied or rejected on the other side of the wall, which had been the guardian of censorship and splitting, in their collective history as well as in individual histories. The individual solution is either decompensation or elaboration. The collective solution requires the creation of mass bonds which at first relies more on guilt, which is more accessible than shame, and then on a more unusual mass bonding, football, which plays a part in the transition from guilt to shame and to the work of civilisation along a retrogressive path. Finally, the author shows how Germany acquired a constitution, and now sometimes requires a certain tension to keep awake the fierce force within each person, including his duty to think, for the work of civilization and the demands imposed by that work.A partir de cuatro testimonios, la autora muestra que la caída del muro de Berlín fue traumática para el pueblo alemán puesto que estuvo confrontado a una crisis existencial difícil, teniendo en cuenta su pasado nazi, cuya huella rima e influencia el trasfondo de la vida política, cultural y social. La memoria es reencontrada pero ya nada puede ser reprimido, denegado, expulsado al otro lado del muro guardián de la censura y de la separación, tanto en la historia colectiva como en las historias individuales. La salida individual es la descompensación o la elaboración. La salida colectiva necesita crear un vínculo social de masa que primero halle su apoyo en la culpabilidad, más accesible que la vergüenza y luego en un vínculo de masa más insólito, el fútbol, que participa en el paso de la culpabilidad a la vergüenza y al trabajo de civilización de acuerdo con una vía regrediente. Por último la autora muestra cómo Alemania se ha dotado de una constitución, y pulsa a veces cierta tensión para mantener despiertas las fuerzas vivas de uno y el deber de pensar, su trabajo de civilización y las exigencias que se imponen.Ausgehend von vier Zeugenberichten zeigt die Autorin, dass für das deutsche Volk der Fall der Mauer von Berlin traumatisch war, denn er konfrontierte es mit einer schweren existentiellen Krise angesichts seiner Nazivergangenheit, deren Einfluss im Hintergrund weiterhin den Rhythmus des politischen, kulturellen und sozialen Lebens mitbestimmt. Das Gedächtnis ist wiedergefunden, aber nichts kann mehr verdrängt, verleugnet, auf die andere Seite der Mauer verbannt werden, die sowohl in der kollektiven Geschichte als auch in den individuellen Lebensgeschichten als Hüter der Zensur und Spaltung fungierte. Die individuelle Lösung besteht in der Dekompensation oder in der Verarbeitung. Die kollektive Lösung bedarf der Schaffung eines sozialen Massenbandes, das sich zuerst auf ein leichter als die Scham erreichbares Schuldgefühl stützt, dann auf ein außergewöhnlicheres, den Fußball, ein Massenband, das die Passage vom Schuldgefühl zur Scham und zu einer Kulturarbeit auf einem regredienten Weg bewirkt. Die Autorin zeigt schließlich, wie Deutschland sich eine Konstitution gab und manchmal eine gewisse Spannung aufrechterhält, um so die Lebensenergien eines Jeden und seine Denkpflicht für seine Kulturarbeit und die von ihr auferlegten Anforderungen wach zu halten.Partendo da quattro testimonianze l’autrice mostra che la caduta del muro di Berlino fu traumatica per il popolo tedesco perchè lo ha confrontato ad una difficile crisi esistenziale rispetto al suo passato nazista, la cui impronta ritma e influenza lo sfondo della vita politica, culturale e sociale. La memoria è ritrovata ma nulla puo’ essere rimosso, denegato, gettato dall’altra parte del muro guardiano della censura e della scissione, nella storia collettiva, cosi’ come nelle storie individuali. La via d’uscita individuale è lo scompenso o l’elaborazione. La via d’uscita collettiva ha bisogno di creare un legame sociale di massa che si appoggi innanzitutto sul senso di colpa, più accessibile della vergogna, poi su un legame di massa più insolito, il football, che partecipa al passaggio dalla colpa alla vergogna, e al lavoro di civilizzazione secondo una via regrediente. Infine l’autrice mostra come la Germania si è dotata di una costituzione, e mantiene a volte una certa tensione per tenere sveglie le forze vive di ciascuno e il suo dovere di pensare, per il suo lavoro di civilizzazione e le esigenze che esso impone.Cairn free access