Le droit au mensonge : une issue psychique pour pouvoir penser ?

L’auteur, en se référant en particulier à Freud et à Bion, soutient que le mensonge ne serait pas en opposition avec la vérité, celle-ci étant sa substance indispensable. Par contre, ce serait le cas pour le faux, en tant qu’ersatz qui trompe le sujet lui-même. Dans le cas du faux, le lien à l’objet...

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書誌詳細
第一著者: Schmid-Kitsikis, Elsa
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2015
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:L’auteur, en se référant en particulier à Freud et à Bion, soutient que le mensonge ne serait pas en opposition avec la vérité, celle-ci étant sa substance indispensable. Par contre, ce serait le cas pour le faux, en tant qu’ersatz qui trompe le sujet lui-même. Dans le cas du faux, le lien à l’objet se nourrit des mouvements de l’excitation pulsionnelle provoqués par le contact sensoriel et moteur avec celui-ci, alors que le mensonge est censé tromper l’objet interne, l’objet-soi, l’objet autre. Il est en relation avec les objets internes, avec les désirs cachés, inavoués du sujet. Ce qui aurait dû être la vérité est modifié, déformé pour que le sujet puisse « oublier » (le refoulement), ne puisse pas être pris en flagrant délit de ne pas savoir, puisse donner la possibilité à celui qui l’utilise d’obtenir ce qu’il désire, au risque de se sentir coupable, puisse supporter la frustration et les liens trop conflictuels avec l’objet.