Le meurtre d'une femme

L’article traite du suicide, plutôt de sa tentative, sous l’angle du meurtre. Le rapprochement entre suicide et meurtre (crime de sang) est ancien, l’étymologie en porte la marque. Parallèlement au développement clinique à partir du cas d’Isabelle, rencontrée à la suite de son geste suicidaire dans...

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Detalles Bibliográficos
Autor principal: André, Joanne
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2014
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:L’article traite du suicide, plutôt de sa tentative, sous l’angle du meurtre. Le rapprochement entre suicide et meurtre (crime de sang) est ancien, l’étymologie en porte la marque. Parallèlement au développement clinique à partir du cas d’Isabelle, rencontrée à la suite de son geste suicidaire dans le cadre d’une psychothérapie en face à face, la théorie est mise au travail à partir d’une remarque de Freud dans Le moi et le ça : « C’est la conservation de l’objet qui garantit la sécurité du moi ». Le suicide serait le meurtre de l’objet quand celui-ci risque d’être perdu comme moi, quand son altérité soudaine met en péril la « sécurité du moi ». Le moment du geste suicidaire, du meurtre de l’objet, s’apparente à un « moment hallucinatoire » : quand la réalité psychique occupe tout le champ de la conscience.