Servitude volontaire et nostalgie

La nostalgie pour le père explique l’énigme de la servitude volontaire, tant dans les situations post-révolutionnaires en politique, que dans le sectarisme des psychanalystes. Cette explication trouve plusieurs limites. La servitude volontaire se double toujours d’une servitude involontaire reposant...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
第一著者: Diatkine, Gilbert
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2013
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:La nostalgie pour le père explique l’énigme de la servitude volontaire, tant dans les situations post-révolutionnaires en politique, que dans le sectarisme des psychanalystes. Cette explication trouve plusieurs limites. La servitude volontaire se double toujours d’une servitude involontaire reposant sur la crainte du pouvoir et souvent sur la terreur qu’il organise. Rien ne prouve que les premiers humains aient vécu en hordes dominées par un seul mâle ; ni que le meurtre de ce dernier ait produit les sociétés égalitaires de la fin de l’ère glaciaire ; ni que ce meurtre incertain, forcément bien plus reculé que ne l’a cru Freud, a laissé des traces dans l’inconscient de tous les hommes. Le refoulement du désir pour le père, en cause dans la nostalgie, doit être distingué du déni de la réalité du meurtre, en cause dans la fondation de la civilisation.