L'analyste est perçu et/mais ignoré

Prenant en compte la fréquence des pathologies limites dans la pratique psychanalytique, ce court article vise à montrer que dans ces cures l’attachement des patients s’apparente souvent à une addiction perceptive, et réalise un faux transfert, forme de résistance à ce que serait le transfert interp...

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書誌詳細
第一著者: Israël, Paul
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2013
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Prenant en compte la fréquence des pathologies limites dans la pratique psychanalytique, ce court article vise à montrer que dans ces cures l’attachement des patients s’apparente souvent à une addiction perceptive, et réalise un faux transfert, forme de résistance à ce que serait le transfert interprétable et analysable.Rappelant les caractéristiques du fonctionnement « limite » qui privilégie l’agir au détriment de la représentation, l’auteur fonde sa réflexion pratique sur une lecture du fonctionnement limite situant celui-ci aux limites même de la métapsychologie, là où s’origine la vie psychique, entre excitation et pulsion. Il rappelle qu’en l’absence d’associations puisant dans la vie représentationnelle, la cure est l’occasion d’échanges agis, qu’ils soient comportementaux, gestuels, ou simplement verbaux. Il propose de ne pas récuser systématiquement ces agirs comme témoins d’une collusion transféro-contre-transférentielle, mais plutôt de les utiliser comme les jalons d’une histoire de la cure.Le terme d’interprét-Action vise à traiter ces moments comme des saynètes inattendues dont la perlaboration fera autant de points de passage possibles vers des réminiscences ou des rêves qui rendront leur place aux objets historiques disqualifiés. Dans ces cures dont il faut accepter qu’elles soient souvent longues, et même très longues, le travail psychanalytique peut espérer qu’adviennent les premiers éléments d’un transfert qui permettra de passer de l’interprét-Action, aux interprétations proprement dites.