L'argent en temps de crise

En 1918, dans un contexte de situation économique difficile, S. Freud propose l’ouverture de l’Institut de Berlin qui se fera en 1920. En 1923, dans une préface au rapport de Max Eitingon, «  Report on the Berlin psychoanalytic clinic » (SE 19, p. 285), il dit que l’analyse « devrait être accessible...

Ausführliche Beschreibung

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Bibliographische Detailangaben
1. Verfasser: Aisenstein, Marilia
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2013
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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description En 1918, dans un contexte de situation économique difficile, S. Freud propose l’ouverture de l’Institut de Berlin qui se fera en 1920. En 1923, dans une préface au rapport de Max Eitingon, «  Report on the Berlin psychoanalytic clinic » (SE 19, p. 285), il dit que l’analyse « devrait être accessible au plus grand nombre de ceux qui sont trop pauvres pour pouvoir payer les analystes ». Dès 1930, il était obligatoire pour les psychanalystes berlinois d’avoir pratiqué au moins une cure gratuite dans leur cursus. Cela semble oublié aujourd’hui dans la plupart des instituts de psychanalyse. Personnellement, je considère que c’est la pratique des cures gratuites qui m’a permis de réfléchir à la place de l’argent dans le cadre, le processus de la cure et dans la névrose de transfert. Ce sont ces réflexions issues de la clinique que je développe ici, en tentant de les repenser dans le contexte de la crise économique actuelle.
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Dès 1930, il était obligatoire pour les psychanalystes berlinois d’avoir pratiqué au moins une cure gratuite dans leur cursus. Cela semble oublié aujourd’hui dans la plupart des instituts de psychanalyse. Personnellement, je considère que c’est la pratique des cures gratuites qui m’a permis de réfléchir à la place de l’argent dans le cadre, le processus de la cure et dans la névrose de transfert. Ce sont ces réflexions issues de la clinique que je développe ici, en tentant de les repenser dans le contexte de la crise économique actuelle.Money in periods of economic crisisIn 1918, in a context of difficult economic conditions, Freud proposed to open the Berlin Institute, which was founded in 1920. In his 1923 preface to Max Eitingon’s ‘Report on the Berlin psychoanalytic clinic’, he stated that analysis ‘should be accessible as well to the great multitude who are too poor themselves to repay an analyst for his laborious work’ ( S.E. 19, p. 285). As early as 1930, Berlin psychoanalysts were required to have conducted at least one free treatment in the course of their training. This is something that now seems to be neglected in most psychoanalytic institutes. Personally, I consider that the practice of free treatments enabled me to reflect on the role of money in the setting, the treatment process and the transference neurosis. It is these reflections that have emerged from clinical practice that I am exploring here, attempting to rethink them in the context of the current economic crisis.En el año 1918, en medio de una situación económica difícil, S. Freud plantea la creación del Instituto de Berlín que tendrá lugar en 1920. En 1923, en el prólogo del informe de Max Eitingon, “Report on the Berlin psychoanalytic clinic” (SE 19, p. 285), Freud dice que el análisis “tendría que ser accesible a la mayoría de personas que carecen de recursos para poder pagarle a los analistas”. Desde 1930, fue obligatorio para los psicoanalistas berlineses el asumir al menos una cura gratuita en sus estudios. Esto parece haberse olvidado hoy en día en la mayoría de institutos de psicoanálisis. Personalmente, pienso que fue la práctica de curas gratuitas lo que me permitió reflexionar sobre el lugar que ocupa el dinero en el encuadre, en el proceso en la cura y en la neurosis de transferencia. Son pues las reflexiones surgidas de la clínica las que desarrollo, repensándolas en la óptica de la crisis económica actual.1918 schlägt Sigmund Freud im Zusammenhang einer schwierigen ökonomischen Situation die Eröffnung des Berliner Instituts vor, welche 1920 erfolgt. 1923 sagt er in seinem Vorwort zu M. Eitingon. Bericht über die Berliner psychoanalytische Poliklinik (GW, Bd.XIII, S. 441), dass die Analyse “auch der großen Menge jener zuteil werden soll, die zu arm sind, um den Analytiker für seine mühevolle Arbeit selbst zu entlohnen”. Ab 1930 waren die Berliner Psychoanalytiker dazu verpflichtet, mindestens eine kostenlose Behandlung während ihrer Ausbildung durchgeführt zu haben. Dies scheint heute in den meisten psychoanalytischen Instituten in Vergessenheit geraten zu sein. Mir persönlich hat die Durchführung von kostenlosen Behandlungen ermöglicht, die Bedeutung des Geldes im Setting, im Analyseprozess und in der Übertragungsneurose zu reflektieren. Diese aus der Klinik hervorgegangenen Überlegungen werden hier vorgestellt mit dem Versuch, sie im Kontext der aktuellen ökonomischen Krise neu zu überdenken.Nel 1918, in un contesto di situazione economica difficile, S. Freud propone l’apertura dell’Istituto di Berlino che avverrà nel 1920. Nel 1923, in una prefazione alla relazione di Max Eitington, «  Report on the Berlin psychoanalytic clinic » (SE 19, p. 285), dice che l’analisi « dovrebbe essere accessibile al maggior numero di persone fra coloro che sono troppo poveri per pagare gli analisti ». Sin dal 1930, era obbligatorio per gli psicoanalisti berlinesi aver praticato almeno una cura gratuita durante la loro formazione. Cio’sembra dimenticato oggi nella maggior parte degli istituti di psicoanalisi. Personalmente considero che la pratica delle cure gratuite mi abbia permesso di riflettere al posto del denaro nel setting, nel processo della cura e nella nevrosi di transfert. Sono queste le riflessioni, emanate dalla clinica, che vengono sviluppate in questo articolo, in cui l’autrice tenta di ripensarle nel contesto della crisi economica attuale.Cairn free access