La scène du crime : cette autre image des confins de la subjectivité

RésuméL’article propose d’envisager comment la scène criminelle sert d’écran, dans le champ visuel, et tente de contextualiser un potentiel d’excitations traumatiques. Les traces visuelles laissées par la scène exercent un pouvoir de fascination considérable. Il s’agirait là de maintenir un écran au...

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Auteurs principaux: Ravit, Magali, Roussillon, René
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: 2012
主題:
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Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RFP_764_1037
record_format cairn
language Français
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1/Bibliothèque numérique/Cairn/
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crime
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réflexivité
symbolisation primaire
travail du trépas
agony
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work of demise
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Ravit, Magali
Roussillon, René
La scène du crime : cette autre image des confins de la subjectivité
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crime
fascination
illusion
réflexivité
symbolisation primaire
travail du trépas
agony
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fascination
illusion
primary symbolisation
reflexivity
visual field
work of demise
description RésuméL’article propose d’envisager comment la scène criminelle sert d’écran, dans le champ visuel, et tente de contextualiser un potentiel d’excitations traumatiques. Les traces visuelles laissées par la scène exercent un pouvoir de fascination considérable. Il s’agirait là de maintenir un écran autosubjectif de suppléance palliant les caractéristiques et les modalités de l’expérience réflexive qui se trouve amputée par le traumatisme. Le passage à l’acte serait une des voies de recours pour tenter de donner forme à une scène de meurtrissure de l’expérience subjective non subjectivée. Ce qu’il tente est une suture de l’expérience subjective par une fabrique d’illusion non pas créatrice, mais révélatrice de la mortification de la subjectivité, et dont seule l’omnipotence subsiste. Le percept jouerait ici dans l’angle mort laissé par la représentation.
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Le passage à l’acte serait une des voies de recours pour tenter de donner forme à une scène de meurtrissure de l’expérience subjective non subjectivée. Ce qu’il tente est une suture de l’expérience subjective par une fabrique d’illusion non pas créatrice, mais révélatrice de la mortification de la subjectivité, et dont seule l’omnipotence subsiste. Le percept jouerait ici dans l’angle mort laissé par la représentation.The scene of the crime: this different image of the bounds of subjectivityThe article suggests considering how the crime scene serves as a screen, in the visual field, and attempts to contextualise its potential for traumatic excitations. The visual traces left by the scene exercise a strong power of fascination. This involves maintaining a self-subjective screen as a substitute to compensate for the characteristics and modes of the reflexive experience that is severed by the trauma. The passage to the act is then one means of recourse in seeking to give a form to a scene that damages the subjective experience that is not subjectivated. Its aim is to suture the subjective experience by building an illusion that instead of being creative reveals the mortification of subjectivity, which subsists only as omnipotence. The percept operates here in the blind spot left by the representation.La escena del crimen: la otra imagen de los confines de la subjetividadEl artículo propone considerar de qué manera la escena criminal sirve de pantalla, en el campo visual e intenta contextualizar un potencial de excitaciones traumáticas. Las huellas visuales dejadas por la escena ejercen un poder de fascinación importante. Se trataría pues de mantener una pantalla auto-subjetiva de reemplazo que palíe las características y las modalidades de la experiencia reflexiva que se encuentra amputada por el traumatismo. El paso al acto sería una de la vías de auxilio para intentar dar forma a una escena de asesinatode la experiencia subjetiva no subjetivizada. Lo que intenta es una sutura de la experiencia subjetiva por la producción de ilusión no creadora sino reveladora de la mortificación de la subjetividad, y de la que sólo subsiste la omnipotencia. El objeto actuaría en el ángulo muerto dejado por la representación.Die Verbrechensszene: Dieses andere Bild der Grenzen der SubjektivitätDer Artikel will ergründen, wie die kriminelle Szene auf dem visuellen Gebiet als Schirm dient, und er versucht, das Potential traumatischer Erregungen in einen Kontext zu stellen. Die visuellen Spuren, welche die Szene hinterlässt, üben eine beträchtliche Faszinationskraft aus. Den Autoren zufolge geht es hier darum, einen auto-subjektiven Ersatzschirm aufrecht zu erhalten, der die Merkmale und Modalitäten einer reflexiven Erfahrung ausgleiche, die durch das Trauma abgeschnitten wurde. Das Agieren sei eine der Zufluchtsmöglichkeiten bei dem Versuch, der Szene und Wunde der noch nicht subjektivierten subjektiven Erfahrung Form zu geben. Es handle sich dabei um den Versuch, die subjektive Erfahrung durch die Fabrikation von Illusionen zu flicken, die nicht kreativ sei, sondern sich als der Ausdruck einer Beschädigung der Subjektivität erweise, von der allein die Omnipotenz weiterbestehe. Das Wahrnehmbare spiele sich hier im toten Winkel ab, den die Vorstellung gelassen hat.La scena del delitto: quest’altra immagine dei confini della soggettivitàL’articolo propone di esaminare in che modo la scena del delitto serva da schermo, nel campo visisvo, e tenti di contestualizzare un potenziale di eccitazioni traumatiche. Le tracce visive lasciate dalla scena esercitano un fascino considerevole. Si tratterebbe di mantenere uno schermo autosoggettivo di supplenza che sia un palliativo alle caratteristiche e alle modalità dell’esperienza riflessiva che si trova amputata dal trauma. Il passaggio all’atto sarebbe uno dei ricorsi per tentare di dare forma ad una scena in cui l’esperienza soggettiva non soggettivata è stata calpestata. Esso tenta una sutura dell’esperienza soggettiva attraverso la fabbricazione di un’illusione non creatrice ma rivelatrice della mortificazione della soggettività, e di cui solo l’onnipotenza sussiste. La percezione sembra agire nell’angolo morto lasciato dalla rappresentazione.Cairn free access