Le mal d'amour : trace et traduction d'une scène primitive

RésuméDans le mal d’amour, cet article propose de voir une certaine trace mnésique, ou « vexation » empreinte sur la psyché-soma, dépôt du fantasme induit par la scène primitive. Ainsi, l’extase ou la subjugation chez l’amoureux se rapporte à un objet qui évoque à la fois la blessure originelle de l...

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Main Author: Furlong, Allannah
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2010
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RFP_744_1049
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Furlong, Allannah
Le mal d'amour : trace et traduction d'une scène primitive
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description RésuméDans le mal d’amour, cet article propose de voir une certaine trace mnésique, ou « vexation » empreinte sur la psyché-soma, dépôt du fantasme induit par la scène primitive. Ainsi, l’extase ou la subjugation chez l’amoureux se rapporte à un objet qui évoque à la fois la blessure originelle de l’amour-propre et la possibilité de la guérir. Devant le déclenchement de cette ancienne impasse, ces patients se trouvent face à une tranche de représentation-chose non médiatisée. D’où la temporalité singulière du vertige amoureux, résultat de la mise en échec de la capacité de l’appareil perceptuel de se soustraire adéquatement à un influx stimulatoire massif. L’effet lancinant de tout trauma ne découle-t-il pas du fait que le moi est non seulement livré aux offensives de « représentations » cognitives troublantes, mais aussi attaqué de l’intérieur par leurs résidus producteurs de pulsions qui continuent d’« actualiser » l’état infantile d’urgence interne ? C’est de cette mémoire qu’est faite la pulsion.
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Devant le déclenchement de cette ancienne impasse, ces patients se trouvent face à une tranche de représentation-chose non médiatisée. D’où la temporalité singulière du vertige amoureux, résultat de la mise en échec de la capacité de l’appareil perceptuel de se soustraire adéquatement à un influx stimulatoire massif. L’effet lancinant de tout trauma ne découle-t-il pas du fait que le moi est non seulement livré aux offensives de « représentations » cognitives troublantes, mais aussi attaqué de l’intérieur par leurs résidus producteurs de pulsions qui continuent d’« actualiser » l’état infantile d’urgence interne ? C’est de cette mémoire qu’est faite la pulsion.The author suggests that lovesickness incorporates a particular mnemic trace or « humiliation » imprinted on the psyche –soma, a residue of the fantasy generated by the primal scene. The lover’s ecstasy or subjugation thus relates to an object that evokes both the original injury to self-esteem and the possibility of its healing. Before this former deadlock sets in, these patients are confronted with a stage of non-mediatised thing-representation. This explains the unusual temporality of the lover’s giddiness, which results from the failure of the perceptual apparatus to escape adequately from a massive stimulatory influx. Does the tormenting effect of any trauma not ensue from the fact that the ego is not only delivered to the onslaughts of disturbing cognitive « representations » but also attacked from inside by their drive-producing residues that continue to « activate » the infantile state of internal emergency? It is this memory that goes to constitute the drive.ResumenEn relación con el mal de amor, este artículo propone ver alguna huella mnémica, o « vejación » rastro en la psiquis-soma, poso de la fantasía inducida por la escena primitiva. Así, el éxtasis o la subyugación en el enamorado está en relación con un objeto que evoca al mismo tiempo la herida original del amor propio y la posibilidad de curarla. Ante la activación de este antiguo punto muerto, los pacientes se hallan frente a un trozo de representación-cosa no mediatizada. De ahí la temporalidad peculiar del vértigo amoroso, resultado del fracaso de la capacidad del aparato perpetuo de apartarse adecuadamente de un influjo estimulatorio masivo. El efecto punzante de todo trauma, ¿ No proviene acaso del hecho de que el yo no está sólamente entregado a las ofensivas de « representaciones » cognitivas trastornantes, sino también atacado desde el interior por los residuos productores de pulsiones que siguen « actualizando » el estado infantil de urgencia interno ? De esta memoria está hecha la pulsión.ZusammenfassungDer Autor schlägt in diesem Artikel vor, den Liebeskummer als eine Erinnerungsspur oder das Zeichen einer in der Psyche und dem Soma eingeschriebenen « Kränkung » zu betrachten, als Ablage einer von der Urszene eingeleiteten Phantasie. Die Extase oder das Überwältigtsein des Verliebten bezieht sich demnach auf ein Objekt, das sowohl an die ursprüngliche Kränkung der Eigenliebe erinnert wie auch die Möglichkeit hervorruft, diese zu heilen. Sobald es zur Auslösung dieser alten auswegslosen Situation kommt, sehen sich die Patienten mit einer unvermittelten Sachvorstellung konfrontiert. Von daher die besondere Temporalität des Schwindels der Verliebtheit, der daher kommt, dass die Wahrnehmungsfähigkeit des psychischen Apparates an der Aufgabe scheitert, mit dem massiven Ansturm von Stimuli adequat umzugehen. Kommt nicht das Quälende eines jeden Traumas daher, dass das Ich nicht nur den Angriffen der verwirrenden kognitiven « Vorstellungen » ausgeliefert ist, sondern auch von innen her von ihren Überbleibseln attackiert wird, welche Triebe erzeugen, die den inneren infantilen Notzustand weiterhin « aktualisieren » ? Diese Erinnerung ist es, aus welcher der Trieb gemacht ist.RiassuntoQuesto articolo propone di vedere nel mal d’amore una traccia mnestica, o una « vessazione » impressa nella psiche-soma, deposito della fantasia indotta di scena primaria. Così l’estasi o il soggiogamento dell’innamorato è rivolto ad un oggetto che evoca contemporaneamente la ferita originaria dell’amor-proprio e la possibilità di guarirla. Di fronte all’esplodere di questa antica « impasse » questi pazienti si trovano davanti ad una fetta di rappresentazione-cosa non mediata. Da qui scaturisce la temporalità singolare della vertigine amorosa, risultato del fallimento della capacità dell’apparecchio percettivo di sottrarsi adeguatamente ad un influsso stimolatore massiccio. L’effetto lancinante di ogni trauma non deriva forse dal fatto che l’Io è non solo in preda alle offensive di « rappresentazioni » cognitive sconcertanti, ma è anche attaccato dall’interno dai loro residui produttori di pulsioni che continuano ad « attualizzare » lo stato infantile di urgenza interna ? E’ di questa memoria che è fatta la pulsione.Cairn free access