La destructivité primaire et sa réacquisition

RésuméLa pulsion de mort définie par Freud comme aspiration de la vie organisée à un retour vers l’état inorganique antérieur n’est ni vérifiable ni réfutable. Elle est indécidable. Nous y voyons, pour notre part, l’expression métaphorique, à forte composante mytho?poétique, d’une intuition profonde...

Full beskrivning

Sparad:
Bibliografiska uppgifter
Huvudupphovsman: Sali, Madjid
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: 2010
Ämnen:
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RFP_743_0791
record_format cairn
language Français
format Article ou chapitre numérique
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1/Bibliothèque numérique/Cairn/
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étayage
psychophylogenèse
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réacquisition
répétition
anaclisis (leaning‑on)
death drive
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psychophylogenesis
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Sali, Madjid
La destructivité primaire et sa réacquisition
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description RésuméLa pulsion de mort définie par Freud comme aspiration de la vie organisée à un retour vers l’état inorganique antérieur n’est ni vérifiable ni réfutable. Elle est indécidable. Nous y voyons, pour notre part, l’expression métaphorique, à forte composante mytho?poétique, d’une intuition profonde et féconde, chez Freud, d’une destructivité primaire en œuvre dans et contre la vie du sujet comme de l’objet, qui ne se déduit de rien d’autre, ni ne peut se réduire plus avant. Elle naît avec la vie, pas de la vie. La destructivité primaire, en tant que traduction pratique, clinique de la pulsion de mort, exige une exploration selon les trois déterminants du psychisme, toujours présents chez Freud, que sont la pulsion et sa représentance, l’objet et ses effets de séduction, de transférance et d’identification et enfin la psychophylogenèse à entendre comme transmission non génique d’une lignée, d’un phylum psychique. La psychophylogenèse se différencie ainsi de la biophylogenèse qui, elle, utilise les gènes pour se transmettre. L’enjeu central est celui de sa réacquisition.
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Elle naît avec la vie, pas de la vie. La destructivité primaire, en tant que traduction pratique, clinique de la pulsion de mort, exige une exploration selon les trois déterminants du psychisme, toujours présents chez Freud, que sont la pulsion et sa représentance, l’objet et ses effets de séduction, de transférance et d’identification et enfin la psychophylogenèse à entendre comme transmission non génique d’une lignée, d’un phylum psychique. La psychophylogenèse se différencie ainsi de la biophylogenèse qui, elle, utilise les gènes pour se transmettre. L’enjeu central est celui de sa réacquisition.The death drive defined by Freud as an aspiration of organic life to return to the previous inorganic state is neither verifiable nor refutable. It is undecidable. For this author, it is the metaphorical expression, with a strong mythopoietic component, of Freud’s deep and productive intuition of a primary destructivity at work in and against the life of both the subject and the object that neither is inferred from anything else nor can be reduced any further. It is born with life, not of life. As a practical, clinical transposition of the death drive, primary destructivity needs to be explored in terms of three determinants of the psychic apparatus that are ever present in Freud –the drive and its representative, the object and its seductive effects, transference and identification and finally psychophylogenesis, understood as the non?genic transmission of a line of descent, a psychic phylum. Psychophylogenesis thus differs from biophylogenesis, which uses the genes to be transmitted. The main issue is its reacquisition.ResumenLa pulsión de muerte definida por Freud como anhelo de la vida organizada para retornar hacia el estado inorgánico anterior no se puede verificar ni refutar. Es irresoluble. Vemos por nuestra parte, la expresión metafórica, con denso componente mito poético, con intuición profunda y fecunda, en Freud, de una destructividad primaria actuante en y contra la vida del sujeto como del objeto, que no se deduce de otra cosa, ni tampoco puede ser reducida. Nace con la vida y no de la vida. La destructividad primaria, en tanto que traducción práctica, clínica de la pulsión, exige una exploración de acuerdo con los tres determinantes del psiquismo, siempre presentes en Freud, que son la pulsión y su representancia, el objeto y sus efectos de seducción, de transferencia y de identificación y por último la psicofilogénesis entendida como transmisión no génica de una descendencia, de un phylum psíquico. La psicofilogénesis se diferencia pues de la biofilogénesis, la cual utiliza los genes para transmitirse. El reto central es su nueva adquisición.ZusammenfassungDer Todestrieb, der nach der Definition Freuds darauf abzielt das organische Leben auf einen früheren anorganischen Zustand zurückzuführen, lässt sich weder bestätigen noch zurückweisen. Man kann darüber nicht entscheiden. Der Autor versteht ihn als den methaphorischen Ausdruck –mit einer starken mytho?poetischen Komponente– einer tiefen und fruchtbaren Intuition Freuds im Hinblick auf eine primäre Destruktivität, die im und gegen das Leben des Subjekts und Objekts am Werke ist und die sich von nichts anderem ableiten und sich auf nichts weiteres reduzieren lässt. Sie entsteht mit dem Leben, nicht aus dem Leben. Die primäre Destruktivität als die praktische, klinische Übersetzung des Todestriebes muss gemäß den drei bei Freud immer präsenten psychischen Determinanten untersucht werden: Der Trieb und seine Vertretung, das Objekt und seine Verführungs–, Übertragungs –und Identifikationseffekte und schliesslich die Psychophylogenese, die als eine nicht genbezogene Übertragung einer psychischen Abstammung zu verstehen ist. Die Psychophylogenese unterscheidet sich so von der biologischen Phylogenese, welche sich zu ihrer Übermittlung der Gene bedient. Worum es im wesentlichen dabei geht, ist die Wiederaneignung.RiassuntoLa pulsione di morte definita da Freud come aspirazione della vita organizzata ad un ritorno verso lo stato inorganico anteriore non è né verificabile né refutabile. E’ « indecidibile ». Noi vi vediamo l’espressione metaforica, a forte componente mitico?poetica, dell’intuizione profonda e feconda in Freud di una distruttività primaria all’opera nella vita e contro la vita del soggetto e dell’oggetto che non si deduce da nient’altro, e non è riducibile. Essa nasce con la vita e non dalla vita. La distruttività primaria in quanto traduzione pratica, clinica della pulsione di morte, esige un’esplorazione secondo i tre determinanti della psiche, sempre presenti in Freud, che sono la pulsione e la sua rappresentanza, l’oggetto e i suoi effetti di seduzione, di transfert e di identificazione, e infine la psicofilogenesi, da intendersi come trasmissione non genica di una discendenza psichica. La psicofilogenesi si differenzia così dalla biofilogenesi che utilizza i geni per la sua trasmissione. La posta in gioco centrale è quella della sua riacquisizione.Cairn free access