Symbolisation de l'inconnu et créativité de l'inconcevable
Symbolisation de l’inconnu et créativité de l’inconcevable L’auteur présente d’abord la ligne brisée de la démarche de Freud. Lorsque sa théorie du refoulement, source de sa méthode interprétative de symbolisation des traces d’un passé perdu, buta sur ses limites, sans l’abandonner, il les représen...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2008
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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Acte de foi Inconcevable du souvenir Parole vraie pour deux Symbolisation de l'inconnu Théorie des dépendances du Moi Théorie du refoulement Tiers mélancolique Act of faith Inconceivable memory Melancholic third party Symbolisation of the unknown Theory of repression Theory of the dependence of the ego True utterance for both parties |
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Acte de foi Inconcevable du souvenir Parole vraie pour deux Symbolisation de l'inconnu Théorie des dépendances du Moi Théorie du refoulement Tiers mélancolique Act of faith Inconceivable memory Melancholic third party Symbolisation of the unknown Theory of repression Theory of the dependence of the ego True utterance for both parties Dufour, Jacques Symbolisation de l'inconnu et créativité de l'inconcevable |
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Acte de foi Inconcevable du souvenir Parole vraie pour deux Symbolisation de l'inconnu Théorie des dépendances du Moi Théorie du refoulement Tiers mélancolique Act of faith Inconceivable memory Melancholic third party Symbolisation of the unknown Theory of repression Theory of the dependence of the ego True utterance for both parties |
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Symbolisation de l’inconnu et créativité de l’inconcevable
L’auteur présente d’abord la ligne brisée de la
démarche de Freud. Lorsque sa théorie du refoulement, source de sa méthode
interprétative de symbolisation des traces d’un passé perdu, buta sur ses
limites, sans l’abandonner, il les représenta par une théorie des
dépendances du Moi. Mais, bien que concevant une voie interprétative par le
refoulement œdipien, la butée sur la répétition de traces traumatiques
le conduisit à une méthode de construction régénérant le passé perdu. Mais
la vérité-mensonge de la croyance lui fit alors se représenter le souvenir
comme un inconcevable imposant à l’analyste une parole indécidable
inévitablement clivée en sa vérité. Il s’arrêta sur cette aporie que Bion
ouvrira par la méthode analytique de l’« acte de foi ».
L’auteur présente dans cette perspective l’engagement de l’analyste
comme sa capacité matricielle de contact en creux avec ce qu’il ne conçoit
pas, tiers mélancolique d’où sourd une parole spécifique, indécidable en
sa vérité de sens, mais indubitable en sa vérité pour deux. |
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cairn-RFP_725_1675RFPRevue française de psychanalyse https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2008-5-page-1675?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfp.725.1675 Symbolisation de l'inconnu et créativité de l'inconcevable Dufour, Jacques2008 Acte de foiInconcevable du souvenirParole vraie pour deuxSymbolisation de l'inconnuThéorie des dépendances du MoiThéorie du refoulementTiers mélancoliqueAct of faithInconceivable memoryMelancholic third partySymbolisation of the unknownTheory of repressionTheory of the dependence of the egoTrue utterance for both partiesfre Revue française de psychanalyse | 72 | 5 | 2008-12-02 | p. 1675-1683 | 0035-2942 RFP_72512 Symbolisation de l’inconnu et créativité de l’inconcevable L’auteur présente d’abord la ligne brisée de la démarche de Freud. Lorsque sa théorie du refoulement, source de sa méthode interprétative de symbolisation des traces d’un passé perdu, buta sur ses limites, sans l’abandonner, il les représenta par une théorie des dépendances du Moi. Mais, bien que concevant une voie interprétative par le refoulement œdipien, la butée sur la répétition de traces traumatiques le conduisit à une méthode de construction régénérant le passé perdu. Mais la vérité-mensonge de la croyance lui fit alors se représenter le souvenir comme un inconcevable imposant à l’analyste une parole indécidable inévitablement clivée en sa vérité. Il s’arrêta sur cette aporie que Bion ouvrira par la méthode analytique de l’« acte de foi ». L’auteur présente dans cette perspective l’engagement de l’analyste comme sa capacité matricielle de contact en creux avec ce qu’il ne conçoit pas, tiers mélancolique d’où sourd une parole spécifique, indécidable en sa vérité de sens, mais indubitable en sa vérité pour deux. Symbolisation of the unknown and the creative capacity of the inconceivable The author starts by presenting the fragmented nature of Freud’s approach. When, for example, the latter came up against the limits of his theory of repression (which was at the root of his interpretative method for symbolising traces of a forgotten past), rather than abandon his theory, he initially attempted to represent these limits by forming a theory of the ego’s inherent dependence. Whilst thus effectively conceiving of an essentially interpretative approach to Œdipal repression, the impasse revealed by the repetition of memory traces subsequently led him to envisage in its place a method of construction that could regenerate the lost past. The resulting truth-lie, thus correspondingly supported by belief, consequently, however, obliged him to reconsider memory as an essentially inconceivable element that reduced the analyst’s utterance to an inconclusive formulation that was inherently divided with regard to its dimension of truth. Freud thus, in short, came up against the aporia of an inherent « act of faith », which Bion subsequently extricated himself from in his own particular analytic method. The author of this paper ultimately considers the analyst’s implication to constitute a matrix that is capable of negative contact with the inconceivable : a melancholic third party from which springs a specific act of speech that, however inconclusive with regard to the truth of its meaning, is nonetheless indubitable regarding the truth of the analytic couple. Simbolización de lo desconocido y creatividad de lo inconcebible En un primer momento el autor presenta la investigación infructuosa de Freud. Cuando elabora la teoría de la represión fuente de su método interpretativo de simbolización de las huellas de un pasado perdido y la misma se ve obstaculizada, él sin dejarla de lado las representa en una teoría sobre las dependencias del yo. Pero aunque concibe una vía interpretativa a la represión edípica, el choque con la repetición de las huellas traumáticas lo conduce a un método de construcción que regenera el pasado perdido. Pero lo verdadero/falso de la creencia lo lleva a representar el recuerdo como algo inconcebible que impone al analista una palabra irresoluble ; inevitablemente escindida de su verdad. Culmina con la aporía con la que Bion dará apertura al método analítico del « acto de fe ». El autor presenta a tal efecto el compromiso del analista como la capacidad matricial de contacto en negativo con lo que no concibe, tercero melancólico, de donde brota una palabra específica, irresoluble en su verdad de sentido, pero indudable en la verdad para dos. Symbolisierung des Unbekannten und Kreativität des Unerklärlichen Der Autor stellt als erstes das Ungradlinige in Freuds Vorgehen dar. Als die Verdrängungstheorie, aus der seine Deutungsmethode der Symbolisierung von Spuren einer verlorenen Vergangenheit hervorging, auf ihre Grenzen stie, stellte er, ohne sie aufzugeben, letztere mittels einer Theorie der Abhängigkeiten des Ichs dar. Obwohl er den deutenden Zugang über die ödipale Verdrängung im Auge hatte, führte ihn das Problem der Wiederholung von traumatischen Spuren zu einer Methode der Konstruktion im Hinblick auf die Wiederbelebung der verlorenen Vergangenheit. Aber die dem Glauben anhaftende Wahrheit oder Lüge brachte ihn dazu, die Erinnerung als etwas Unerklärliches anzusehen, das es dem Analytiker auferlegt, sich in seiner Rede, deren Wahrheit unvermeidlich in sich gespalten ist, uneindeutig auszudrücken. Er hielt bei dieser Aporie inne, die Bion mit der analytischen Methode des “ Glaubensakts » überwand. Der Autor folgt diesem Gesichtspunkt und stellt das Engagement des Analytikers als seine umhüllende Fähigkeit zum vertieften Kontakt dar, mit dem, was er nicht erfat ; ein melancholischer Dritter von dem eine spezifische Rede ausgeht, deren wahrhaftiger Sinn zwar unsicher, deren Wahrheit für zwei aber über jeden Zweifel erhaben ist. Simbolizzazione dell’ignoto e creatività dell’inconcepibile L’autore presenta in un primo tempo la linea spezzata dell’approccio freudiano. Quando la sua teoria della rimozione, fonte del suo metodo interpretativo di simbolizzazione delle tracce di un passato perduto, incespico’ nei suoi limiti, pur senza abbandonarla, egli li rappresento’ con una teoria delle dipendenze dell’io. Pur concependo una via interpretativa attraverso la rimozione edipica, l’intoppo nella ripetizione di tracce traumatiche lo condusse ad un metodo di costruzione capace di rigenerare il passato perduto. Ma la verità-menzogna della credenza gli fece rappresentare il ricordo come un inconcepibile che impone all’analista una parola indecidibile ; inevitabilmente scissa nella sua verità. Egli si fermo’ su questa aporia che Bion aprirà con il metodo analitico dell’ « atto di fede ». L’autore presenta in questa prospettiva l’impegno dell’analista come la sua capacità matriciale di contatto « in negativo » con cio’ che non concepisce, terzo melanconico da cui scaturisce una parola specifica, indecidibile nella sua verità ma indubitabile nella sua verità per due.Cairn free access |