La paresse en traduction : pour un procès en réhabilitation
Cet article1 explore, du point de vue de la traductologie et de la pratique de la traduction, une hypothèse qu’il conviendra ensuite d’examiner à l’aide des outils des sciences cognitives, à savoir que l’opération de traduction, bien souvent, n’est pas d’un seul tenant, mais tend à se décomposer en...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2016
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RFLA_211_0023RFLARevue française de linguistique appliquée https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-linguistique-appliquee-2016-1-page-23?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfla.211.0023 La paresse en traduction : pour un procès en réhabilitation Froeliger, Nicolas2016 sciences cognitivestraductiontraduction intralinguistiquetraductologiecognitive sciencesintralingual translationtranslationtranslation studiesfre Revue française de linguistique appliquée | XXI | 1 | 2016-05-27 | p. 23-38 | 1386-1204 RFLA_21141 Cet article1 explore, du point de vue de la traductologie et de la pratique de la traduction, une hypothèse qu’il conviendra ensuite d’examiner à l’aide des outils des sciences cognitives, à savoir que l’opération de traduction, bien souvent, n’est pas d’un seul tenant, mais tend à se décomposer en trois phases : traduction intralinguistique, puis interlinguistique et de nouveau intralinguistique (selon la typologie de Jakobson, 1963/1992), le tout pour alléger la charge cognitive au moment du passage d’une langue à l’autre. Ce que nous attribuons à un bon usage de la paresse. Pour ce faire, nous partons d’exemples concrets, avant de resituer la problématique dans la sphère traductologique, puis cognitive, notamment via Daniel Kahneman (2011).This paper uses translation studies and the practice of translation to investigate a hypothesis, which will have to be put to the cognitive sciences’ test. The hypothesis is that, quite often, translation is not a one-off procedure, but a three-pronged process, involving intralingual, interlingual and, again, intralingual translation (following Jakobson, 1963/1992). The aim is to make the cognitive load more manageable when actually ferrying the text from one language into another. This process we call sloth, or laziness, and give a positive sense to that word. We thus start from actual examples, before considering the question in translation studies terms, and then moving on to cognitive science aspects, using mainly Kahneman (2011).Cairn free access |
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Cet article1 explore, du point de vue de la traductologie et de la pratique de la traduction, une hypothèse qu’il conviendra ensuite d’examiner à l’aide des outils des sciences cognitives, à savoir que l’opération de traduction, bien souvent, n’est pas d’un seul tenant, mais tend à se décomposer en trois phases : traduction intralinguistique, puis interlinguistique et de nouveau intralinguistique (selon la typologie de Jakobson, 1963/1992), le tout pour alléger la charge cognitive au moment du passage d’une langue à l’autre. Ce que nous attribuons à un bon usage de la paresse. Pour ce faire, nous partons d’exemples concrets, avant de resituer la problématique dans la sphère traductologique, puis cognitive, notamment via Daniel Kahneman (2011). |
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