Simples aperçus sur quelques problèmes de la traduction philosophique

RésuméOn se propose dans cet article de ressaisir les enjeux proprement philosophiques, et non strictement linguistiques, de la traduction philosophique. Etant admis que la traduction est constamment présente dans l’histoire de la philosophie, on distinguera toutefois deux régimes correspondant à de...

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Autore principale: Caussat, Pierre
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2003
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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spelling cairn-RFLA_082_54RFLARevue française de linguistique appliquée https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-linguistique-appliquee-2003-2-page-43?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfla.082.54 Simples aperçus sur quelques problèmes de la traduction philosophique Caussat, Pierre2003 fre Revue française de linguistique appliquée | VIII | 2 | 2003-09-01 | p. 43-54 | 1386-1204 RFLA_08292 RésuméOn se propose dans cet article de ressaisir les enjeux proprement philosophiques, et non strictement linguistiques, de la traduction philosophique. Etant admis que la traduction est constamment présente dans l’histoire de la philosophie, on distinguera toutefois deux régimes correspondant à deux périodes contrastées de leurs rapports. On a ainsi une première phase (ancienne) où la spéculation philosophique est largement indifférente à sa traduction (visée d’une pure Gnose au-delà des langues) et une deuxième phase (moderne) où la traduction côtoie la philosophie en suscitant des effets qui se répercutent sur l’idée que celle-ci se fait d’elle-même (phase « philologique »). Il importe alors de repenser, entre la philosophie et ses traductions, une interaction telle que le « traduire » s’inscrit dans le labeur même de la pensée philosophante, en intervenant de manière significative dans le questionnement qu’elle met en œuvre ; si bien qu’il n’y a qu’une différence de degré entre la traduction « interne » (interaction pensée-langue) et les traductions « externes » (passage entre langues).The purpose of this paper is to root out the philosophical, and not strictly linguistical, issues of translating philosophy. Translating has been constantly present in the history of philosophy, but according to two modes of operation corresponding to two historical periods. First, the ancient scheme in which translating does not involve the kernel of philosophical speculation (idea of a pure gnosis irrespective of its expression in language); second, the modern scheme in which translation borders philosophy and alters philosophy’s own self-consciousness (“philological state”). Thence follows the requirement of thinking anew an interaction between philosophy and translation where translating takes an active part in the act of philosophy itself, which, as interrogative thinking, elaborates a style of its own; so that there is a continuous link between “internal” translation (connection of thought with expression) and “external” translation (crossing from one language to another).Cairn free access
language Français
format Article ou chapitre numérique
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description RésuméOn se propose dans cet article de ressaisir les enjeux proprement philosophiques, et non strictement linguistiques, de la traduction philosophique. Etant admis que la traduction est constamment présente dans l’histoire de la philosophie, on distinguera toutefois deux régimes correspondant à deux périodes contrastées de leurs rapports. On a ainsi une première phase (ancienne) où la spéculation philosophique est largement indifférente à sa traduction (visée d’une pure Gnose au-delà des langues) et une deuxième phase (moderne) où la traduction côtoie la philosophie en suscitant des effets qui se répercutent sur l’idée que celle-ci se fait d’elle-même (phase « philologique »). Il importe alors de repenser, entre la philosophie et ses traductions, une interaction telle que le « traduire » s’inscrit dans le labeur même de la pensée philosophante, en intervenant de manière significative dans le questionnement qu’elle met en œuvre ; si bien qu’il n’y a qu’une différence de degré entre la traduction « interne » (interaction pensée-langue) et les traductions « externes » (passage entre langues).
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