Magnasyntax and syntactic analysis
La majorité des théories syntaxiques traitent de l’écrit. Il s’ensuit que les théories de l’acquisition de la langue maternelle, comme la théorie chomskyenne, sont fondées sur ce modèle de l’écrit. Pourtant c’est le langage parlé spontané que l’enfant acquiert en premier ; c’est seulement plus tard...
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| Autore principale: | |
|---|---|
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
1999
|
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
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cairn-RFLA_042_0007 |
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cairn-RFLA_042_0007RFLARevue française de linguistique appliquée https://shs.cairn.info/revue-francaise-de-linguistique-appliquee-1999-2-page-7?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfla.042.0007 Magnasyntax and syntactic analysis Miller, Jim1999 fre Revue française de linguistique appliquée | IV | 2 | 1999-12-01 | p. 7-20 | 1386-1204 RFLA_04292 La majorité des théories syntaxiques traitent de l’écrit. Il s’ensuit que les théories de l’acquisition de la langue maternelle, comme la théorie chomskyenne, sont fondées sur ce modèle de l’écrit. Pourtant c’est le langage parlé spontané que l’enfant acquiert en premier ; c’est seulement plus tard que l’enfant apprend l’écrit. Malgré les études récentes sur le langage parlé spontané, les analystes qui distinguent langage planifié et non-planifié et les différentes dimensions de la syntaxe et du lexique, ne semblent pas reconnaître l’étendue des différences entre la syntaxe du langage écrit formel et le langage parlé spontané non-planifié. Ong propose l’étiquette de ‘magnavocabulary’ pour l’ensemble des mots contenus dans tous les textes rédigés dans n’importe quelle langue de longue tradition écrite. L’étiquette de ‘magnasyntax’ est proposée ici pour le phénomène syntaxique parallèle - les constructions des textes écrits sont consignées dans des grammaires et peuvent se voir utilisées/ravivées par des écrivains et analysées par des grammairiens. De nombreuses théories syntaxiques focalisent sur la magnasyntaxe. Cet article analyse deux exemples de cette focalisation et montre les problèmes engendrés par des analyses qui ne distinguent pas les constructions appartenant à différentes étapes historiques d’une langue donnée et à des genres différents : la discussion du statut de that (complémenteur ou pronom) par Van der Auwera et l’analyse de la construction clivée ‘IT Cleft’ par Quirk et Greenbaum.Theoretical work in syntax is based mainly on written language. This means that theories of first language acquisition such as the Chomskyan one are based on a model of syntax relating to written language. But children acquire spontaneous spoken language first and only later learn written language. In spite of recent intensive research on spontaneous spoken language even analysts who distinguish planned and unplanned language and different dimensions of syntax and lexis fail to recognise the extent of the syntactic differences between formal written language and spontaneous unplanned spoken language. Ong proposed the label ‘magnavocabulary’ for the store of lexical items to be found in written texts composed in any language with a long written history. ‘Magnasyntax’ is proposed as a label for the parallel syntactic phenomenon ; constructions from written texts are recorded in grammars and can be used/revived by writers and analysed by grammarians. Much syntactic theory focuses on magnasyntax. This focus on magnasyntax and the failure to distinguish constructions from different periods of a given language and from different genres is illustrated in two pieces of work on English syntax, Van der Auwera’s discussion of whether that introducing relative clauses is a complementiser or pronoun and Quirk and Greenbaum’s discussion of IT clefts.Cairn free access |
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Français |
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La majorité des théories syntaxiques traitent de l’écrit. Il s’ensuit que les théories de l’acquisition de la langue maternelle, comme la théorie chomskyenne, sont fondées sur ce modèle de l’écrit. Pourtant c’est le langage parlé spontané que l’enfant acquiert en premier ; c’est seulement plus tard que l’enfant apprend l’écrit. Malgré les études récentes sur le langage parlé spontané, les analystes qui distinguent langage planifié et non-planifié et les différentes dimensions de la syntaxe et du lexique, ne semblent pas reconnaître l’étendue des différences entre la syntaxe du langage écrit formel et le langage parlé spontané non-planifié. Ong propose l’étiquette de ‘magnavocabulary’ pour l’ensemble des mots contenus dans tous les textes rédigés dans n’importe quelle langue de longue tradition écrite. L’étiquette de ‘magnasyntax’ est proposée ici pour le phénomène syntaxique parallèle - les constructions des textes écrits sont consignées dans des grammaires et peuvent se voir utilisées/ravivées par des écrivains et analysées par des grammairiens. De nombreuses théories syntaxiques focalisent sur la magnasyntaxe. Cet article analyse deux exemples de cette focalisation et montre les problèmes engendrés par des analyses qui ne distinguent pas les constructions appartenant à différentes étapes historiques d’une langue donnée et à des genres différents : la discussion du statut de that (complémenteur ou pronom) par Van der Auwera et l’analyse de la construction clivée ‘IT Cleft’ par Quirk et Greenbaum. |
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