Fusions-acquisitions et salariés

Les OPA, surtout lorsqu’elles sont hostiles, sont généralement mal accueillies par les salariés des firmes cibles, qui se retrouvent alors du côté de leurs dirigeants pour refuser l’offre. Le cas de l’OPA de Schneider sur la société Télémécanique en 1988 illustre ces propos et montre des salari...

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Bibliografiska uppgifter
Huvudupphovsman: Albouy, Michel
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: 2014
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Les OPA, surtout lorsqu’elles sont hostiles, sont généralement mal accueillies par les salariés des firmes cibles, qui se retrouvent alors du côté de leurs dirigeants pour refuser l’offre. Le cas de l’OPA de Schneider sur la société Télémécanique en 1988 illustre ces propos et montre des salariés se comportant en « propriétaires » et n’hésitant pas à faire du lobbying . La démarche historique utilisée dans cet article permet de montrer que – bien que l’OPA de Schneider correspondait à un véritable projet industriel à long terme – les salariés, et dans une certaine mesure les pouvoirs publics, n’ont pas compris les enjeux de cette opération. Alors que les emplois n’étaient pas menacés par cette prise de contrôle, les salariés-actionnaires se sont fortement mobilisés pour « défendre leur entreprise » et son modèle social. La stratégie de Schneider de se recentrer sur les métiers de l’électricité a permis à l’entreprise de devenir leader mondial dans la gestion de l’énergie.