La colonisation pénale : une utopie économicopénitentiaire. L’exemple de la Guyane française (1852-1895)

En s’appuyant sur les sources archivistiques du bagne de Guyane (ANOM), le sujet explore les modalités par lesquelles l’administration pénitentiaire utilise le travail comme une valeur de production pour concourir tant à l’effectivité de la sanction pénale et à l’éloignement définitif des condamnés...

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Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Compper, Gaëlle
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2026
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:En s’appuyant sur les sources archivistiques du bagne de Guyane (ANOM), le sujet explore les modalités par lesquelles l’administration pénitentiaire utilise le travail comme une valeur de production pour concourir tant à l’effectivité de la sanction pénale et à l’éloignement définitif des condamnés qu’à l’objectif du développement économique de la colonie. Les différents dispositifs économiques employés répondent à une logique méritocratique soutenue par un projet de régénération sociale fondé sur le triptyque « travail-propriété-mariage ». Cette ambition coloniale et réformatrice est cependant compromise par des facteurs conjoncturels et structurels, lesquels interfèrent dans la conduite de l’action économique et provoquent la construction d’une économie parallèle et déviante issue de l’instrumentalisation des dysfonctionnements de l’institution carcérale par le personnel pénal et pénitentiaire.