Anticipations rationnelles : équivalence observationnelle et déstabilisation

Cet article pointe deux inconvénients concernant l’usage actuel des anticipations rationnelles dans les modèles nouveaux keynésiens d’équilibre général dynamique et stochastique. Le premier inconvénient est que pour un modèle à anticipations rationnelles avec des chocs autorégressifs inobservables,...

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Auteurs principaux: Chatelain, Jean-Bernard, Ralf, Kirsten
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2023
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spelling cairn-RFE_231_0057RFERevue française d'économie https://shs.cairn.info/revue-francaise-d-economie-2022-3-page-57?lang=fr https://doi.org/10.3917/rfe.231.0057 Anticipations rationnelles : équivalence observationnelle et déstabilisation Chatelain, Jean-BernardRalf, Kirsten2023 fre Revue française d'économie | Volume XXXVII | 3 | 2023-02-22 | p. 57-72 | 0769-0479 RFE_23148 Cet article pointe deux inconvénients concernant l’usage actuel des anticipations rationnelles dans les modèles nouveaux keynésiens d’équilibre général dynamique et stochastique. Le premier inconvénient est que pour un modèle à anticipations rationnelles avec des chocs autorégressifs inobservables, on peut toujours trouver un modèle à anticipations adaptatives avec des chocs sans persistance qui a exactement les mêmes prédictions avec les mêmes observations disponibles. Le second inconvénient apparaît en présence d’une règle de taux d’intérêt répondant à l’inflation, où à la fois l’inflation et le taux d’intérêt seraient des variables non prédéterminées. Dans ce cas, la solution impose que le paramètre de réponse du taux d’intérêt à l’inflation engendre des spirales déstabilisatrices inflationnistes ou déflationnistes, par un effet de rétroaction positive. Cependant, ces spirales n’apparaîtraient pas du fait d’un ancrage de l’inflation sur un choc autorégressif inobservable. En revanche, ce paradoxe de « déstabilisation stabilisatrice » disparaît si on voulait bien faire l’hypothèse que le taux d’intérêt de la banque centrale est prédéterminé lorsque l’inflation n’est pas prédéterminée. Dans ce cas, la solution unique à anticipations rationnelles implique un paramètre de la règle qui stabilise l’inflation.This paper highlights two drawbacks with respect to the current use of rational expectations in new Keynesian dynamic stochastic general equilibrium models. The first drawback is that a rational expectation model with unobservable autoregressive shocks has the same predictions for given observations than an adaptive expectations model with white noise shocks. The second drawback is related to interest rate rules responding to inflation where both inflation and interest rate are non-predetermined variables. In this case, a unique rational expectations solution implies that the parameter in the interest rate rules destabilises inflation with a positive-feedback effect. However, these inflation or deflation spirals do not show off because the autocorrelation of inflation is the one of unobservable cost-push shocks. However this destabilizing stabilization paradox disappears if one assumes that the interest rate is a predetermined variable when inflation is a non-predetermined variable. Then, the rational expectations unique solution implies a policy rule parameter which stabilizes inflation.Cairn free access
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description Cet article pointe deux inconvénients concernant l’usage actuel des anticipations rationnelles dans les modèles nouveaux keynésiens d’équilibre général dynamique et stochastique. Le premier inconvénient est que pour un modèle à anticipations rationnelles avec des chocs autorégressifs inobservables, on peut toujours trouver un modèle à anticipations adaptatives avec des chocs sans persistance qui a exactement les mêmes prédictions avec les mêmes observations disponibles. Le second inconvénient apparaît en présence d’une règle de taux d’intérêt répondant à l’inflation, où à la fois l’inflation et le taux d’intérêt seraient des variables non prédéterminées. Dans ce cas, la solution impose que le paramètre de réponse du taux d’intérêt à l’inflation engendre des spirales déstabilisatrices inflationnistes ou déflationnistes, par un effet de rétroaction positive. Cependant, ces spirales n’apparaîtraient pas du fait d’un ancrage de l’inflation sur un choc autorégressif inobservable. En revanche, ce paradoxe de « déstabilisation stabilisatrice » disparaît si on voulait bien faire l’hypothèse que le taux d’intérêt de la banque centrale est prédéterminé lorsque l’inflation n’est pas prédéterminée. Dans ce cas, la solution unique à anticipations rationnelles implique un paramètre de la règle qui stabilise l’inflation.
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