Anticipations rationnelles : équivalence observationnelle et déstabilisation

Cet article pointe deux inconvénients concernant l’usage actuel des anticipations rationnelles dans les modèles nouveaux keynésiens d’équilibre général dynamique et stochastique. Le premier inconvénient est que pour un modèle à anticipations rationnelles avec des chocs autorégressifs inobservables,...

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Hlavní autoři: Chatelain, Jean-Bernard, Ralf, Kirsten
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2023
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Cet article pointe deux inconvénients concernant l’usage actuel des anticipations rationnelles dans les modèles nouveaux keynésiens d’équilibre général dynamique et stochastique. Le premier inconvénient est que pour un modèle à anticipations rationnelles avec des chocs autorégressifs inobservables, on peut toujours trouver un modèle à anticipations adaptatives avec des chocs sans persistance qui a exactement les mêmes prédictions avec les mêmes observations disponibles. Le second inconvénient apparaît en présence d’une règle de taux d’intérêt répondant à l’inflation, où à la fois l’inflation et le taux d’intérêt seraient des variables non prédéterminées. Dans ce cas, la solution impose que le paramètre de réponse du taux d’intérêt à l’inflation engendre des spirales déstabilisatrices inflationnistes ou déflationnistes, par un effet de rétroaction positive. Cependant, ces spirales n’apparaîtraient pas du fait d’un ancrage de l’inflation sur un choc autorégressif inobservable. En revanche, ce paradoxe de « déstabilisation stabilisatrice » disparaît si on voulait bien faire l’hypothèse que le taux d’intérêt de la banque centrale est prédéterminé lorsque l’inflation n’est pas prédéterminée. Dans ce cas, la solution unique à anticipations rationnelles implique un paramètre de la règle qui stabilise l’inflation.