Erreurs méthodologiques dans l’évaluation des projets d’investissement
Malgré les développements et enseignements récents en évaluation de projets d’investissement, des erreurs analytiques perdurent, représentant autant d’approches non conformes aux meilleures pratiques. Dans cet article, nous présentons cinq de ces méprises, toutes sources de biais dans l’évaluation d...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2019
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Malgré les développements et enseignements récents en évaluation de projets d’investissement, des erreurs analytiques perdurent, représentant autant d’approches non conformes aux meilleures pratiques. Dans cet article, nous présentons cinq de ces méprises, toutes sources de biais dans l’évaluation des investissements : utiliser le coût de financement du gouvernement comme coût du capital (taux d’actualisation) dans l’évaluation des investissements publics plutôt qu’une approche intégrant le coût du risque transféré et supporté par les contribuables ; utiliser le coût moyen pondéré du capital (CMPC) de l’entreprise pour évaluer l’ensemble de ses investissements plutôt que des taux différenciés en fonction des niveaux et profils de risque des projets ; utiliser la value actualisée nette (VAN) avec un seul taux d’actualisation des flux financiers nets d’un projet lorsque ce projet est tributaire de multiples sources de risque systématique plutôt qu’une approche VAN optimisée (VANO) ; utiliser la VAN lorsque le gestionnaire du projet peut modifier, accélérer, ralentir, voire reporter ou abandonner le projet en cours de réalisation plutôt qu’une approche valorisation options réelles (VOR) ; utiliser la personnalité juridique des partenaires dans les projets de partenariat public/privé plutôt que la nature des risques effectivement partagés et supportés par chacun. Bien que ces erreurs soient davantage présentes pour certaines dans le public, pour d’autres dans le privé, on les retrouve dans plusieurs décisions des opérateurs, gestionnaires et managers des deux secteurs. Elles peuvent engendrer d’importantes pertes de valeur pour les entreprises et organisations privées et publiques. |
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